vendredi 27 janvier 2012

Vendredi 27 janvier 2012 : tout en musique...

Une image : 

Un texte : 

Les mots que l'on écrit, 
Ne se perdent pas si,
Au milieu de la nuit, 
Une seule âme les lit. 
Et les mots que l'on chante,
Ne s'effacent pas tant,
Que les coeurs battants,
S'y délectent un instant. 
Les notes que l'on joue,
Posées là bout à bout, 
Font naître sur nos joues,
Le sourire des fous. 
Et la tiède mélodie,
S'abandonne à nous si,
On en fait celle qui,
Consolera nos vies. 

Vendredi 27 janvier 2012 : Dans les sourires de ceux qu'on aime

Dans les sourires de ceux qu'on aime,
On trouve la paix. Bien plus même. 
On voit le jour qui renaît, 
La peur qui s'efface, disparaît. 

Dans les grands bras de ceux qu'on aime,
On voit s'écrire comme un poème,
L'espoir de nos lendemains,
Et les lignes heureuses dans nos mains. 

Dans les heures, près de ceux qu'on aime, 
Disparaissent les minutes de peine.
Et seule la douceur s'en vient,
Qui nous mènera à demain.

Dans les silences de ceux qu'on aime,
Dans ce qu'ils disent et ce qu'ils sèment, 
Le bruit de nos coeurs battants, 
Sonne la vie. Nous sommes vivants. 

mardi 24 janvier 2012

Mardi 23 janvier 2012 : Et moi je fume...

Les volutes de fumée,
Planent avec volupté,
Au dessus de ma tête,
Qui s'emmêle et s'entête.


Perdue dans un épais brouillard,
Je ne dors pas, mais il est tard.
J'épie l'araignée au plafond,
Qui me regarde faire des ronds.



Entre mes doigts les cigarettes,
Défilent, et soudain tout s'arrête.
Il fait nuit noire sous mon toit.
Et moi je fume, je pense à toi. 

Lundi 23 janvier : Dis, tu penses à quoi ?

Dis, tu penses à quoi quand tu regardes en l'air ?
Et quand tu penches la tête de cette étrange manière ?
A quoi tu penses derrière tes grands yeux verts ?
Toi que la vie a emplie de misères.

Dis, toi et moi, est-ce qu'on est pareils ?
Lorsque l'on choit sans trouver le sommeil.
Lorsque l'on ferme les yeux, aux rayons du soleil,
Profitant de l'aubaine d'une minute sereine.

Dis, tu penses à quoi quand tu pleures la nuit ?
Quand tu te sens si seul, te demandes tu si,
Quelqu'un d'autre, quelque part, sanglote lui aussi.
Et si on est plus fort, lorsque tous nos coeurs prient.

Dis, toi et moi on ne se connaît pas.
Et pourtant bien souvent, je sais que tu es là.
Triste parmi ceux qui connaissent la joie.
Plein de mélancolie et perdu comme moi.

Dis, tu penses à quoi si moi je te souris ?
Si je te dis tout bas qu'on est plusieurs ici,
A ne pas bien savoir ce que nous veut la vie,
Mais à marcher quand même en espérant,
Et si...

dimanche 22 janvier 2012

Dimanche 22 janvier 2012 : Dieu habite ici...

Une image : 




Un texte : 

** L'inspirante Mosquée de Paris**

Dieu habite ici,
Dans les cours, dans les jardins,
Dans les senteurs de Jasmin.
Dans la douceur du thé qui rappelle l'été.

Dieu habite ici,
Dans l'écho des prières.
A l'abri des touristes,
Derrière les murs de pierres,
Parés de mosaïques. 

Dieu habite là,
Où l'odeur de l'encens,
Vous pique un peu les yeux.
Où les moineaux curieux,
S'accrochent à vos cheveux.

Dieu habite là,
Juste derrière la porte,
Où les hommes silencieux,
S'en vont et puis ressortent,
Le coeur empli de voeux,
Que les prières emportent.

Dieu habite ici,
Ou là-bas. Peu importe,
Où il réside si,
On lui ouvre la porte.
Là où l'on croit en lui,
Où son nom vous emporte.
Là, dans le coeur de ceux,
Qui l'appellent et le clament,
Dans le calme d'un lieu,
Où s'apaisent les âmes.

Dimanche 22 janvier 2012 : Hier j'allais sauvage...

Une chanson : Strong Will Continue de Nas et Damian Marley 



Une image : 

Un texte : 

Hier j'allais sauvage,
Et les cheveux au vent,
Et les mèches en bataille,
Les mains posées au flan,
Désinvolte et légère,
Et les poches garnies,
De bonheurs éphémères,
Et de miettes de vie.

Hier j'allais naïve,
Au devant des chagrins,
Et mon âme si vive,
En faisait des refrains.
Transformant les labeurs,
En secondes de joie,
Je laissais mon bonheur,
Fleurir entre mes doigts.

Hier j'allais bornée, 
Mais ce matin savante,
C'est le pied assuré,
Que je gravis les pentes.
Hier j'allais en vie,
Et je le suis encore.
Mon coeur plein de débris,
Se bat un peu plus fort.







samedi 21 janvier 2012

Samedi 21 janvier 2012 : Mille fois mais pas la bonne

On m'a aimé,
Mille fois plutôt qu'une.
Avec ou sans lacune.
Bien ou mal qu'importe.
On m'a aimé pour que je m'en sorte,
Parfois pour que je tombe,
Trop souvent comme une ombre. 
On m'a aimé,
Pour rire ou pour de faux,
Pour mes délires, pour mes défauts.
Pour l'image que je savais donner,
Et celle que je voulais garder.
On m'a aimé, 
Mille fois mais pas la bonne.
Car moi petite conne,
Je t'ai vu bien trop tard.
J'ai laissé au hasard,
Le droit de te voler,
A mon coeur blessé.
On m'a aimé,
Mille fois mais ça n'est rien.
J'oublierai ces amours pour avoir le tien.
Mais on ne revient pas,
Sur le passé ma foi.
On m'a aimé,
Mille fois, mais jamais comme je t'aime.
C'est triste, mais on récolte ce que l'on sème.

vendredi 20 janvier 2012

Vendredi 20 janvier 2012 : je suis un clown !

Un jour, 
J'irai par dessus les enclos,
J'irai par delà les barrières.
J'irai majestueux et fier,
Loin du cirque des hommes,
Des chapiteaux de pierre. 
Sans peur du ridicule,
Sans besoin de prière.
Où l'on rit si l'on peut,
Où l'on pleure lorsqu'on veut.
Où l'on peut être nul,
Sans peur du ridicule.

Un jour, 
Le sable de la piste,
Les costumes, les artistes,
Voleront en éclats.
Et moi, triste soldat,
Ma trompette sous le bras,
Je ne volerai pas. 
J'aurai tombé le masque,
Le nez rouge et les frasques.
Et depuis bien longtemps,
Cessé de faire semblant,
D'amuser les enfants.

Un jour, 
Saltimbanque, baladin,
Acrobate, comédien,
Planté dans mes savates,
Vous, derrière vos cravates,
J'irai dément, et rempli de sarcasmes, 
Riant furieusement,
Me moquer sans vergogne,
Des bien plus fous que moi,
Qui pensaient camoufler,
Sous leurs airs ordinaires,
Le nez rouge de leurs névroses,
Et le cirque de leurs crises de nerfs. 

Vendredi 20 janvier : une minute


Une minute.
C'est le temps qu'il faut,
Pour que tout s'écroule.
Un peu plus,
S'il y'a vraiment foule.
C'est le temps parfait,
Pour qu'une idée s'en vienne,
Qui ne s'en ira pas.
C'est le temps qu'il y'a,
Entre la première seconde,
Où l'on ouvre les yeux,
Et la dernière où l'on perd son souffle.

Une minute.
C'est le temps idéal,
Quand on sort du sommeil,
Pour revoir le soleil,
Pour revoir le réel.
C'est le temps qu'il y'a,
Entre la vie qu'on a rêvé,
Et celle qu'on mène.
C'est ce qu'il y'a comme temps, 
Entre l'espoir des songes,
Et le visage de nos propres mensonges.
Entre le début de la conscience,
Et la fin de toutes les espérances.

Une minute, c'est trop. 

Jeudi 19 janvier 2012 : entre moi et moi

Ce que je donne à lire.
Ce que je donne à vivre.
Entre moi et moi,
Il n'y a qu'un pas.
Entre ce que je suis, 
Ce que j'écris.
Quand je pleure des mots,
Ou bien quand je chante faux.
Dehors, je suis cette bête étrange,
Qui sourit, qui dérange.
Dedans, c'est la mélancolie,
Qui fait ce que je suis.
Entre moi et moi,
Entre vous et moi,
Les routes sans émoi,
Se croisent, 
Ne se ressemblent pas. 

mercredi 18 janvier 2012

Mercredi 18 janvier 2012 : impossible n'est pas réel


Il y’a les rêves, l’espoir,
Puis la réalité.
Ce pour quoi on prie dans le soir,
Et puis la vérité.
Qui tombe un matin,
Arrachant au passage,
Les fleurs dans nos mains,
Les rires sur nos visages.
Il y’a les questions que l’on pose,
Les réponses dont on ne veut pas,
L’impossibilité des choses,
Que l’on savait déjà.
Que l’on aurait voulues,
Faites d’un peu d’espérance,
Qui prennent au dépourvu,
Et laissent dans l’errance. 

Mercredi 18 janvier 2012 : Douce nuit...

A quoi bon le sommeil ?
Quand muses et djinns veillent.
Quand sous l'oeil des anges,
Se sont tuent les mésanges,
Et que la noire nuit,
Tapie, là, sans un bruit,
Observe le manège,
Du somme qui nous piège,
Doucement mais sûrement,
Portant vers le levant,
Les rêves de poésie, 
Que nos doigts engourdis,
Peinent à griffonner,
Quand on pique du nez.
C'est l'oeil à moitié clos,
Et le coeur au repos,
Que l'on bat la mesure, 
Du soir qui capture,
Dans une même main,
Les songes de demain,
Les folies d'aujourd'hui.
Bonne nuit.



mardi 17 janvier 2012

Mardi 17 janvier 2012 : Sur le fil


Je marche sur le fil.
Absurde funambule,
Aux rêves siphonnés,
Teintés d’absurdité.
Le tumulte hasardeux,
Des chevaux sur la piste,
Me rappelle le jeu,
Des clowns et des artistes.
Mais même dans le cirque,
Furieux et enragé,
Chacun de mes pas,
Me paraît insensé.

Je marche sur le fil,
Tâtonnant farfelu.
Perdu dans les dédales,
Des choses saugrenues.
Fourvoyé par l’appel,
De la normalité,
Dans le grand mégaphone,
Des âmes abandonnées.
Et plongeant de là-haut,
Dans l’univers abstrait,
De ceux qui flânent en bas,
Sans faire aucun faux pas.

Je marche sur le fil,
A cloche pied,
Au milieu de la ville.
Etrange équilibriste,
Délirant de désirs,
D’apprendre à marcher droit,
Près des êtres ordinaires.
Mais au lieu de cela,
Le nez, la tête en l’air,
Je reste le toqué,
Qui sur le fil du monde,
Marche toujours à côté. 

lundi 16 janvier 2012

Lundi 16 janvier 2012 : croire..


On marche encore dans l’ombre de nos corps,
Avec nos âmes pour seuls guides, et encore...
Cherchant la lumière depuis le ciel,
Voulant nous envoler sans même battre des ailes.
On croise les réponses sans les apercevoir.
Pour que Dieu nous les montre, faut-il encore y croire.

Lundi 16 janvier 2012 : marcher sur les oursins...


J’aurais pu me taire, mais j’ai tout dit.
Sur un coup de tête, sur un coup de folie.
J’aurais pu rester là à te regarder rire,
Mais j’étais lasse de tout, surtout de te mentir.
J’aurais dû faire semblant, pour ne pas nous froisser.
Que l’on fasse des châteaux de sable et d’amitié.
Mais la mer et le vent les auraient balayés,
Ainsi que mon cœur battant et mes yeux effrayés.
J’aurais dû regarder, ailleurs d’autres rivages,
Avant de te rejoindre essoufflée à la nage.
Avant de t’aborder comme un vulgaire marin,
Qui sortant de sa barque, piétine les oursins.
J’aurais dû voir venir ce voyage sans retour,
Dès les premiers présages, dès les premières amoures.
Et je me suis cru forte et prête à t’oublier,
Avant même d’avoir commencé à t’aimer.

Dimanche 15 janvier 2012 : Dis, tu as vu Paris ?

Une image :




Un texte :

Dis, tu as vu Paris sous ses airs coquets ?
Où flânent le nez en l'air, ou bien dans les troquets,
Les demoiselles en fleurs, les curieux, les minets.
Dont les démarches lentes font des ballets abstraits. 


Dis, tu as vu Paris à la tombée du jour ?
Celle qu'on avait nommée la ville de l'amour.
Où les passants heureux, au hasard d'un détour,
Ecrivent sur un mur "je t'aimerai toujours".

Dis, tu as vu Paris quand s'en vient le printemps ?
Sur le haut de Montmartre ou de Ménilmontant,
Sur les quais de la Seine, les cheveux dans le vent,
La jeunesse rêveuse se berce en chantant. 

Dis, tu as vu Paris, sa plage et ses pavés,
Ses parcs, ses jardins et ses nombreux secrets ?
Ses passages discrets, ses portes dérobées,
Et les milles légendes que l'on pourrait conter. 

Dis, tu as vu Paris ? Tu as vu son visage ?
Tantôt vieille gitane, tantôt fillette sage.
Dansante ou bien tremblante au gré de nos passages.
Délivrant ses mystères pour peu qu'on y voyage. 





dimanche 15 janvier 2012

Dimanche 15 janvier : petite métisse

Une chanson - enfin, un slam - l'une de mes premières scènes donc je demande un peu d'indulgence concernant ma "prestation" scénique (j'avais envie de m'enfuir de la scène en courant..). Mais je partage cette vidéo parce-que le texte qui suit a été écrit pour être entendu et non pour être lu...



Léa slam 2 par rapassmytho


Un texte : Petite métisse - écrit il y'a quelques années

J'ai mis des peignes afros dans mes cheveux petite.
Je n'ai jamais voulu ressembler à J.Lo, plutôt à Angela Davis.
Mais j'avais trop de vices et pas assez de chaînes.
J'étais petite métisse et l'on m'a répété que ces racines d'Afrique,
N'étaient donc qu'à moitié les miennes.

Les stars de mon enfance s'appelaient Marcus et Malcolm,
J'écoutais, presque en transe, les vieux vinyles de la Motown,
Et j'attendais rêveuse de rencontrer James Brown.

Mais j'étais toujours,
Un semblant de négresse,
Une moitié d'esclave,
Une môme avec le cul entre deux chaises.

J'ai fait sourire en parlant des Black Panthers.
On m'avait dit "C'est pas pour toi."
Mais par esprit de contradiction,
J'avais décidé d'annoncer la couleur :
Vert, jaune, rouge, Africa Forever.
En fond du Peter Tosh pour réchauffer mon coeur.
Et puis vinrent les dreadlocks.
A cette époque, on m'appelait même, Ma Soeur !

Mais je restais toujours,
Un semblant de négresse,
Une moitié d'esclave,
Une môme avec le cul entre deux chaises.

Je me souviens de cette gosse avec son peigne afro,
Qui lisait Chester Himes et rêvait un peu trop.
Je me souviens de cette enfant qui voulait voir Harlem,
Rencontrer Mandela.
Je suis toujours la même.

Mais petite métisse,
La lutte ça laisse des traces.
Et même si quand on grandit on apprend,
Que devenir quelqu'un n'est pas une question de race...
On garde toujours en soi,
Les batailles accomplies pour se faire une place.

samedi 14 janvier 2012

Samedi 14 janvier 2012 : le fou, l'amoureux et le poète


Un texte : inspiré par une citation de William Shakespeare " Le fou, l'amoureux et le poète sont farcis d'imagination. "

Le fou est sage où les sages sont tristes.
Pris de courage où les peureux insistent.
Il s’en va là, vers les milles saisons,
Quand son voyage n’a sens ni raison.

L’amoureux est comblé où l’autre est solitaire.
Le cœur battant d’une idylle éphémère,
Certain pourtant de construire l’avenir,
Au creux de ces grands bras qui viendront le chérir.

Le poète est fou où les fous sont bien sages,
Amoureux des songes lorsqu’il noircit les pages.
Il est dans le même temps, l’amant et l’insensé,
Que seul l’alphabet peut encore raisonner. 

vendredi 13 janvier 2012

Vendredi 13 janvier 2012 : tout petit rien...


Une chanson : Spring de Joe Hisaishi - juste parce-que ça vaut le coup d'y jeter une oreille. Et pour les amateurs il y'a la musique "Summer" (toujours par le même génie) sur un autre post : Lundi 12 novembre : vous reprendrez bien un peu de soleil ?





Une image : 


Un texte : 


Après les frasques de l’orage,
Après le masque de la nuit,
Qui avait sali mon visage.
Après les airs monotones,
Les feuilles mortes de l’automne.
L’inattendu tout petit rien
Que l’on tient au creux de la main,
Est comme un jeune bouton de rose,
Qui vous rappelle à bien des choses. 
L’espoir se meurt au crépuscule,
Renaît au matin, minuscule,
Baigné d’un rayon de lumière,
Ayant exaucé les prières.
Fais de malice et d’insouciance,
Ce petit rien tel une danse,
Fais virevolter tous les sens,
Donne le ton de l’espérance. 
Caché là sous nos yeux clos,
Et sous le tas de nos fardeaux,
Il attendait le doux matin,
Qu’hier on appelait demain,
Pour revenir à notre coeur,
Faire la promesse d’un jour meilleur.  

jeudi 12 janvier 2012

Jeudi 12 janvier 2012 : Heureux qui comme Ulysse...




L'amour est une chimère.
Innocente, invisible, éphémère,
Et qui blesse le coeur pour l'offrir à la mer,
Loin dans l'écume des vagues et les rochers amers. 

L'amour est un mystère. 
Silencieux, insistant, indicible.
Qui voit comme un enfant,
Dont les yeux sont naïfs et la candeur intact.
Tout ce qui dans la chute adoucira l'impact. 

L'amour est une sirène.
Allumeuse, corrompue, aguicheuse.
Qui nous fera échouer, 
Qu'importe le compas, l'atlas et le voilier !
C'est dans ses bras que dormira le timonier.


Allez viens !
Prends l'air comme une voile au vent ! 
Au large l'étranger, à nos pieds les récifs.
Si la coque doit sombrer, là, au fond des abysses
Autant qu'elle ait bu l'eau et braver l'inconnu. 
Autant que notre amour, ait un jour vécu !


Jeudi 12 janvier 2012 : l'amour et la guerre


Ce que l’amour a de commun avec la guerre,
C’est que malgré tout ce qu’on a pu en souffrir,
On ne cesse de le faire. 

Mercredi 11 janvier 2012 : L'instant de grâce


J’ai cherché la source d’inspiration à des heures veines.
Il y’en a eu des minutes perdues, des métaphores incongrues et si peu d’encre dans mes veines.
J’ai couru après le truc qui marche à tout les coups.

Tu y penses, et puis t’écris !

Je crois que cela amuse ma muse de me voir éveillée toute la nuit.
J’ai cherché la source d’inspiration, au petit matin en regardant le ciel. 

J’ai marché durant des heures, arpenté les visages, observer les voyageurs.

J’ai cherché une histoire à raconter. Un truc que je n’aurais jamais vécu, mais que j’écrirai un peu comme un écrit un conte de fée.
J’ai teinté ma plume d’histoires à dormir debout. 

Mais cette encre là n’écris, que si les mots qui viennent sont réellement à vous.

Alors j’ai éteins la lumière, fermé mon dictionnaire des rimes, et dans un vieux pots à crayons j’ai finalement trouvé la solution...

L’instant de grâce. 

Ce moment qui va et vient avec le vent, où lorsque l’on crée enfin on se sent comme un dieu vivant. 
Pour faire de la poésie, pas d’aventure, de chevaux blancs. Pas d’histoires qui ne soient miennes, mais des mots humains tout simplement. 
Rien qu’un sourire matinal au regard du jour qui se lève. Rien que de toutes petites histoires, car ce sont celles qui nous élèvent.

Des romans de craintes et de doutes. Des poèmes où résonne l’amour. Des contes de tous le jours.
A vous qui me lisez ! Je raconte une histoire. Non pas un conte de fée, rien qui ne soit écrit pour louer le monde et ses beautés :

Il était une fois, un poète et sa page blanche. 

Sa plume comme fidèle destrier et comme allié rien que lui-même. Un poète un peu perdu qui cherchait en regardant les nuages, à pouvoir remplir sa propre page...


J’ai cherché la source d’inspiration, la métaphore idéale, l’instant de félicité, le bouton « marche » sur la machine à gratter le papier. Rien à faire, de tout cela je n’ai rien trouver. 

La poésie c’est peut-être simplement, l’art de ne rien contrôler.


mardi 10 janvier 2012

Mardi 10 janvier 2012 : vieille cloche

Sonnée, telle une vieille cloche,
Par l'écho des bavures et des amoures moches.
Désirée, désaimée,
Déchirée, reprisée.
Peinte sur des tableaux de chasse,
Effacée à la hâte, sans même aucune classe.
Regardée, oubliée,
Promise puis dupée.
Egarée devant tant de douceur,
Depuis qu'à l'insu de son coeur,
On l'avait habituée,
A n'être pas aimée. 

lundi 9 janvier 2012

Lundi 9 janvier 2012 : liberté

Une chanson : Free de Stevie Wonder


Une image :


Un texte :


Liberté, j’ai écrit ton nom sur les murs,
Fais de ta passion une armure, 
J’ai brisé pour toi les cents chaînes,
Qui nous raccrochaient à la haine.
Je t’ai appelé en hurlant,
Par dessus les monts et les vents.
Et pour qu’enfin tu t’en viennes,
J’ai fait de tes valeurs les miennes. 
Liberté, je t’ai cherché en vain,
Pour que nous ne fassions plus qu’un.
Je ne t’ai jamais retrouvée,
Mais où t’es tu donc cachée ?

Lundi 9 janvier 2012 : Etre deux


Etre deux.
Il est universel ce thème.
On réunit dans un poème,
Bien des rires et bien des larmes,
Des guerres sans bataille et sans arme.
On remplit des pages blanches,
De désirs, de désespérance.
On se dessine sur les paupières,
Des nuits d’amour et de galère. 
Avec sous les yeux les valises,
Qu’on portera jusqu’à l’église,
Dans un drapée de tulle claire,
Avec l’espoir trop éphémère,
Que « nous deux » dure pour la vie,
Et ne parte pas dans la nuit.
Etre deux, c’est déjà écrire une page,
S’imaginer dans un voyage,
Où plus jamais en solitaire,
Nous ferons le tour de la terre.
C’est griffonner quelques promesses,
Qu’on tiendra si la vie nous laisse,
Nous attacher encore un peu,
Juste pour la joie d’être deux. 

dimanche 8 janvier 2012

Dimanche 8 décembre 2012 : Je ne sais plus comment on aime

Les nombres de peines, les chiffres de joie,
Se comptent sur bien plus d’une dizaine de doigts.
Les matins décrépits, les sourires délavés,
Le quotidien banal qui nous avait usés.
Puis les promesses en l’air,
Et un soir tes affaires,
Posées sur le palier.
Oui, tu t’en es allé.
La confiance à nouveau,
Les rires puis les maux.
Les larmes d’amour et les gouttes de haine,
Désormais je m’en vais, sans faire aucune scène.
Je ne tiens plus à tenir à toi,
Pas plus qu’à celui qui viendra. 
Les pleurs se récoltent où la passion se sème,
Pardon,
Je ne sais plus comment on aime.

Dimanche 8 décembre 2012 : les poètes maudits

C'est lorsque tu comptes les heures qui t'approchent de la mort,
Que les muses reviennent, te rappellent à ton sort.
Tu es né pour vivre et pour écrire encore.
Et dans la longue histoire des poètes maudits,
Epousés au matin par la mélancolie,
On sait qu'à l'heure noire où les rires sommeillent,
S'écrivent dans le soir les plus belles merveilles.
On sait bien que les dieux nous ont mis à genoux,
Placé entre les mains des plus fous d'entre nous,
La plume, l'encrier et les milles combats,
Pour griffonner tout haut ce qu'on pleure tout bas,
Et offrir nos mots à ceux qui n'en ont pas.

samedi 7 janvier 2012

Samedi 7 janvier 2012 : Allez viens !

Allez viens ! On se balade encore un peu,
Sur les cordes et dans les noeuds.
Fardés de nos âmes compliquées,
On va se pendre plutôt qu’aimer.
Car diantre ! Qu’il serait bien trop facile !
De se tendre la main sans charger son fusil...

vendredi 6 janvier 2012

Vendredi 6 janvier 2012 : le temps peste

Une chanson : Stormy Weather par Billie Holiday


Une image :


Un texte :

Il parait que c'est le vent qui rend fou,
Lorsqu'il nous chahute et peste contre nous.
Quand dans les heures d'après-midi,
Il fait sombre comme après minuit.
Quand dans le ballet des feuilles folles,
Les plus fortes se tiennent et les faibles s'envolent.
Ici, les gouttes claquent,
En tombant dans les flaques.
S'accrochant au passage,
A l'écorce des sages,
Qui, les pieds bien ancrés,
Même dans la tempête ne veulent pas bouger. 

mercredi 4 janvier 2012

Jeudi 5 janvier 2012 : l'amour des astres

Elle s'est parée de bleu à l'aurore pour lui plaire.

Lui, a fait mine de ne rien voir, sous son air si fier.

Elle, l'a vu venir innocent au matin.

Et lui s'en est allé dans le soir, sans un rien.

Eux se tournent autour.
Ils sont des astres sans détour.

Lui se cache parfois lorsqu'il la voit.

Elle se meurt de froid lorsque lui ne vient pas.

Lui, chauffe son coeur et ses mains dans l'hiver.

Elle, l'invite en son bain dans les eaux douces et claires.

Eux, s'enlacent sous l'azur d'été,
Quand les jours sont longs pour mieux en profiter.
Et parfois au crépuscule ils se mêlent,
Baignés d'amour dans les couleurs de l'arc-en-ciel.

Il est le soleil.

Elle est la terre.

Elle n'est plus rien si il s'enfuit.
Quand il s'en va tombe la nuit.

Mercredi 4 janvier 2012 : de la terre...

Au dessus d'un monde, 
Et sous un autre,
Coincée entre deux semblables,
Tout aussi rondes,
Il y'a la terre.
Sous ses airs de plaine,
Pleine de grâce dans le reflet du ciel,
C'est elle notre mère,
L'hôte de nos premiers pas,
Et de nos derniers souffles.
Reine sans détour,
Gardienne de nos desseins,
A chacun de ses tours.
Belle capricieuse couronnées d'océans,
Elle nous laisse, 
Chaque fois que l'on avance,
Marcher sur son séant.

Mercredi 4 janvier 2012 : un peu de ciel sur la terre

Dans le temps infini,
D'où tombent, sauvages comme la nuit,
Les gouttes des cieux;
Et les larmes de pluie.

Dans l'orage plein d'ombres,
Quand les nuages grondent.
Juste avant le déluge,
Peu après l'heure sombre.

Dans le coeur des êtres,
Quand glissent les gouttes
Derrière la fenêtre.
Quand plient sous l'eau les fleurs venant de naître.

Dans l'aurore bénie,
Où la nuit bat des ailes,
S'envolant vers midi,
Les yeux pleins de sommeil et le coeur plein de pluie,

Il y'a ici, un peu de ciel sur la terre.

Mercredi 4 janvier 2012 : sur cette page blanche



Sur cette page, blanche hier,
Il y’a des vers, il y’a des mots par centaines.
Et les « je t’aime » que j’ai écrit si fière,
Mais que j’ai effacé pour éviter la peine.

Il y’a des lettres qui se bousculent.
Toutes se taisent quand tu arrives.
Et puis chuchotent quand tu recules,
Car chacune sait que je me prive.

Que je te tais contre ma plume,
Que je te parle, mais que je ne dis rien,
De ce qui fait que je consume,
L’encre et mon coeur chaque matin.

J’avais amorcé comme cela :
« Cher toi, » mais il est resté dans un coin.
Camouflé par mes petits doigts,
Qui ont réprimé ce refrain.

Sur cette page, blanche hier,
Il y’a des vers, il y’a des mots que tu liras,
Et que j’écris comme une prière,
Qu’un jour, peut-être, tu comprendras.

Mardi 3 janvier 2012 : Poésie matinale

Ceux qui ont acheter mon recueil l'ont sûrement déjà lu... Mais pour les autres, voici un texte écrit il y'a un petit moment (pour rattraper le coup, et le zapage de publication hier).


Il est de ces matins, où la poésie s’étale de partout. 
De toutes ces pétales, de tout son long,
Dans les coeurs et sur les sourires.
Sur le bord des fenêtres et dans les sacs des dames. 
Elle est là, semblable au bonheur, pareille à l’ivresse. 
Comme un petit bouton de rose posé sur les pavés. 

Il est de ces matins où la poésie se pose,
Au fond des poches, dans les regards,
Sur la bouche des amoureux,
Dans les mains des enfants.
Elle est là, enivrante, rappelant la félicitée,
Comme l’odeur du jasmin rappelle les nuits d’été.

Il est de ces matins, où la poésie voit le jour. 
Où elle naît dans un élan d’amour,
Dans un bonjour, dans un merci,
Qu’importe la rime, qu’importe la prose,
Elle est là, pareille à la rosée,
A bercer le matin, posée sur les pensées.

lundi 2 janvier 2012

Lundi 2 janvier 2012 : tu oublieras ces mots

De lignes en vers et de livres en pages
Au fil du temps et à travers les âges,
Les poètes ont écrit.
Certains les ont aimé, d’autres les ont haït.
Certains les ont posés à leur chevet,
D’autres les ont appris.
Et toi qui lis ces lignes,
Peut-être que tu les oublieras,
Car je ne suis pas digne.
Ou tu les reliras,
En y cherchant des signes.
Qu’importe l’amour que tu donnes à ces mots,
Ils sont pour toi, tel un frêle cadeau.
Ils se briseront avec les vagues du temps qui passe.
S’oublieront dans un coin dans nos vies,
Et prendront la poussière,
Sitôt que tu auras refermé tes paupières.
De lignes en vers et de livres en pages,
Ils seront comme l’appel d’un lointain paysage,
Où l’on veut retourner, repartir en voyage,
Mais dont on oublie chaque jour un peu plus le visage.

Lundi 2 janvier 2012 : la mélodie du bonheur


Je n’ai plus peur, ni du noir, ni du silence,
Pas plus que des fantômes qui rôdent et puis qui dansent.
Je n’ai peur ni des voix dans le soir,
Ni du reflet dans le miroir.
La solitude m’effraie encore un peu,
Mais elle et moi nous entendons de mieux en mieux.
Je sais marcher sur les sentiers sans lumière,
Sans me demander ce qui se cache là derrière.
Et si je pleure parfois dans mon sommeil,
C’est pour noyer les démons qui veillent.
Je ne crie plus devant la vie,
Car j’ai des muses pour la nuit,
Et le jour, près de moi ceux que j’aime,
Sonnent pour mes craintes un requiem.
Chacun d’entre eux sans le savoir,
M’empêche de hurler et de choir.
Chacun d’entre eux, quand s’en vient l’heure,
Sans y penser, joue dans mon coeur,
La douce mélodie du bonheur.

Lundi 2 janvier 2012 : MIAOU !

Une chanson : Le chat - Pow Pow


Une image :


Un texte : Même si la mienne pète un câble ces derniers jours...

Heureux les malheureux qui tuaient leur ennui,
Dans les barbituriques et les verres de whisky.
Qui un jour découvrirent des chats tous les travers,
Mais aussi leur douceur et flegme légendaires.
Le tigré prend la pause et se montre si fier.
Le noir fuit les caresses puis se roule par terre.
Jadis le malheureux se languissait, solitaire,
Mais dans sa main la patte de la bête si fière,
Lui rappelle aujourd'hui que ce qu'il nomme ennui,
Le silence et la nuit,
Est pour son ami chat tout un art de vie.

dimanche 1 janvier 2012

Dimanche 1er janvier 2012 : bonne année !

Une chanson : Deux soyons fous, c'est jour de fête après tout ! Des classiques bien sur... Mais chantés avec tellement d'émotions. Extrait du concert "Tribute to Bob Marley" en 1999. Je vous laisse apprécier !




Une image :


Un texte :


Ce soir, c’est jour de fête. A minuit il fait noir.
Et pourtant, on célèbre les lueurs d’espoir.
La perspective d’un demain différent,
Comme si cette nuit devait figer le temps.
Sans crainte ni peur, on laisse le matin,
Nous toucher du bout des doigts, nous frôler de la main.
On garde les meilleurs voeux dans un coin de nos coeurs,
Ceux qui cachent nos doutes et apaisent nos peurs.
On donne aux autres un peu de l’amour,
Que l’on avait gardé durant 364 jours.
On glisse ses doigts dans les cheveux de ceux qu’on aime.
On les serre dans nos bras, leur souhaitant moins de peine.
A grands coups de déclarations, sonne le glas de l’an passé,
Et l’on espère celui qui vient plein de félicité.
Alors oui, on peut croire rien que pour une nuit,
Et remercier le ciel d’être là, bien en vie.
Aspirer au bonheur, pour l’année qui s’en vient.
Car croire en son destin, c’est lui tendre la main.