mardi 19 avril 2016

L'amour c'est quoi ?

L'amour c'est quoi ?
Un peu d'aventure sur le bout de ma langue.
Et mon cœur qui fait boum ! Et mon cœur qui tangue !
Un cil bordé de larme que l'on embrasse le soir.
Une main que l'on tend pour dire "Tiens, de l'espoir".
Le baiser sur le front que l'on berce.
Le secret qui se tait et que pourtant l'on perce.
Un merci, un adieu.
Une prière à Dieu.
Pour ce que l'on chéri et pour les autres aussi.
L'amour c'est quoi ?
Le soleil qui entre par la fenêtre.
L'ami qui vous gribouille une bien jolie lettre.
L'amour sait se taire parfois.
Il y a mille moments où on ne le dit pas.
Il s’immisce. Se glisse.
Dans votre bouche, dans votre poche,
Dans les jours un peu gris, un peu moches.
Il vous prend le cœur sans crier gare !
Vous laissant la mine con et l'air un peu hagard.
Il prend tout ce que vous voudrez bien lui donner.
Et vous le rend au centuple sans garder la monnaie.
L'amour c'est vous.
Ne le cherchez pas, il ne vient pas d'ailleurs.
Il est tapit dans l'ombre, de votre joli cœur.
Il nait ici, et nulle part en même temps,
Entre deux facéties de votre palpitant.
Il n'existe que parce que l'on croit en lui.
Sitôt qu'on l'oublie il nous fuit.
L'amour c'est là,
Juste devant le nez.
Il faut savoir le voir,
Et savoir le humer. 

lundi 7 décembre 2015

J'ai le spleen

J'ai le spleen.
Et loin d'un idéal, j'ai le coeur qui parle,
À ceux là, qui ont mal.
Je suis comme toi.
Comme eux.
Imparfaite et pressée.
Douce, derrière le tumulte.
Et faite de papier.
Je suis fragile.
Incandescente.
Je veux crier mes peurs, mes doutes, mes démons.
Je veux dire les heures sombres de la dépression.
J'ai le coeur qui danse sur les braise.
L'âme gorgée d'absinthe et l'œil des somnambules.
Regarde, j'ai le spleen.
Je suis comme toi, mais tu ne le sais pas.

lundi 23 novembre 2015

Vous êtes mes enfants

Vous êtes mes enfants.
Ma main frôle les vôtres,
Et puis l'instant suivant,
Vous êtes déjà grands.

Vous êtes mes amours,
Là au creux de mes bras,
Je sens tous vos contours,
Vos odeurs, vos émois.

Vous êtes drôles, et doux,
Chatouilleux dans le cou,
Riants de rien, de tout.
Grognons... Mais on s'en fout.

Je me souviens encore,
Les larmes sur mes joues,
Et mes mains sur vos corps.
Et l'amour dès lors.

Vous êtes mes enfants.
Deux frères par les liens, 
De l'amour et du sang.

Grandissez doucement...

Je reviens

Je reviens.
Comme s'en revient l'automne.
Après mille saisons quelques peu monotones.
Il est temps de rallumer le feu, la flemme, l'étincelle.
La poésie m'a aidé, m'a porté, m'a sauvé. Aujourd'hui c'est à moi de prendre les armes... Et tandis qu'elle disparaît des coeurs, s'efface des visages, s'éteint aux yeux du monde... Je porterai haut son drapeau. Je serai de cette armée de plumes qui rend au monde un peu de sa candeur.
Je dirais la beauté, l'horreur, la peur avec toute mon âme.
Je suis à elle autant qu'elle est à moi.
Ma poésie et moi sommes de retour.

jeudi 18 avril 2013

Lettre à mon fils

Fils,

Bientôt, tu seras né.
Cette année, l'hiver a été long, le printemps arrive seulement alors que je t'écris. Le monde ne tourne pas vraiment rond. Les hommes sont de plus en plus fous, avides de pouvoir, d'argent et de gloire.
A dire vrai, j'ai un peu peur de ce qui nous attend et du monde à venir. Mais qu'importe...

J'ai souvent dit que si les honnêtes gens faisaient plein d'enfants, alors, les prochaines générations seraient meilleures, bercées d'un peu d'utopie et de beaucoup d'humanité.

Je ferai de mon mieux pour t'apprendre à vivre en Homme, à ne pas piétiner ton prochain, à aimer et à préserver le monde qui t'accueille.

Je ferai de mon mieux pour te prouver qu'on peut vivre heureux parmi les fous, qu'on peut être sage parmi les déments, qu'on peut apporter chaque seconde de chaque minute de chaque jour sa minuscule pierre à l'édifice d'un monde meilleur, qu'on peut lire la poésie partout, et là aussi où tout semble perdu.

Je t'apprendrai un peu l'espoir mais te laisserai en découvrir par toi-même les mystères. Tu devras apprendre... Je te conterai certaines choses, te mettrai en garde contre d'autres et tu feras ta route... semée d'embûches, car toutes les routes le sont. Mais je tiendrai ta main et te relèverai si tu tombes. S'il pleut, si tu as peur ou si tu as froid, tu pourras venir te blottir contre moi. Et si tu choisis un jour d'avancer seul, je garderai un oeil ouvert. Sait-on jamais.

L'idée d'être mère, responsable d'un petit être fragile, m'échappe encore un peu. Je ne peux qu'imaginer, je ne peux que me fier à cet instinct qui m'a révélé bien avant la science que tu étais là, blotti au creux de moi. Je ne sais pas ce dont je serai capable, si je serai une bonne mère, si je saurai te protéger sans te couver trop, si j'arriverai à te regarder grandir sans avoir la larme à l'oeil. A vrai dire je ne sais rien d'autre que cet amour, qui prend plus de place à mesure que tu grandis dans mon ventre.

Je ne sais rien, car je ne suis qu'un être humain... Ta maman certes, mais une femme aussi fragile et parfois aussi faible que les autres, que ta présence rendras plus forte mais qui commettra des erreurs et des fautes de parcours. Parce que c'est ainsi... Parce qu'une maman fait de son mieux mais que la perfection n'existe pas.
Tu liras ces mots un jour et tu sauras que ton papa et moi t'attendions, impatients quoique fébriles, les bras ouverts et le sourire aux lèvres, comptant les jours qui nous séparaient de notre première rencontre avec toi.

A très bientôt,
Maman.

jeudi 7 mars 2013

Jeudi 7 mars 2013 : chaque instant

Une chanson : If I d'Aloe Blacc ... une pure merveille à écouter d'urgence



Un texte :


On joue à vivre libres,
De s'aimer chaque jour,
De s'aimer en riant,
De s'aimer sans détour.
Et puisqu'on avait choisi un chemin,
Bien moins droit,
Un peu plus sinueux.
Celui que les enfants,
Empruntent pour être heureux,
Celui que l'on a pris,
Pour pouvoir être deux,
Sans que la vie nous brise
Avant même d'être vieux,
Nous voilà,
Pleins d'avenir et de promesses,
Narguant l'hiver,
Et vivant d'allégresse,
Trop affairés à goûter le bonheur,
Pour que le quotidien
Nous lasse ou bien nous blesse.
Et nous danserons encore avec la vie,
Si le coeur lui en dit.
Sans savoir si demain,
Sans savoir si un jour...
Puisque nul ne sait.
En profitant de la nuit pour rêver,
Du matin pour s'aimer,
Et de tous ces instants,
Sublimes et si parfaits,
Où nos coeurs s'ébattent,
Tout comme au premier jour,
Où l'on joue naïvement,
A s'aimer chaque instant...

vendredi 15 février 2013

Vendredi 15 février : trois saisons


L'hiver à la fenêtre est un peu gris ma foi.
Il cogne sur nos joues et le bout de nos doigts. 
Attendre le printemps, c'est t'attendre un peu toi,
Qui oublieras le froid, une fois dans nos bras. 


Trois saisons et puis s'en viennent,
Ces petites bouilles, comme la tienne.
Trois saisons c'est tellement long,
Pour te rencontrer pour de bon.

Mais lorsque le printemps viendra,
Plein de promesses et plein de joie,
Ce sera le plus beau, merci,
De tous les printemps de ma vie.







lundi 7 janvier 2013

lundi 7 janvier 2013 : une promesse

Une chanson :



Une image :




Un texte :

Je te porte aujourd'hui,
Tu me supporteras demain.
Tu me rends belle,
Et je te le rend bien.
Tu mets des sourires à mon visage,
Je façonne le tiens.


A toi qui n'est pas né,
J'offre déjà ma vie,
Mes forces. Celles innées,
Celles à venir aussi.
Et mes bras pour pleurer,
Et mon coeur pour la vie.

A toi, j'apprendrai l'amour,
Et tout ce que je sais,
De nous, pauvres humains.
Car il te faut des frères,
Pour faire tomber les murs,
Sans te blesser les poings.


Je ferai de mon mieux,
Sans savoir si c'est bien.
Je marcherai pour deux,
En te donnant la main,
Dès lors que tu auras ouvert les yeux,
Et jusqu'à ce que je ferme les miens.





samedi 1 décembre 2012

Samedi 1er décembre : Demain et pour la vie

Nous étions deux,
Heureux comme la braise
Au vent un soir d'été.

Désormais sommes trois,
Depuis que dans notre antre,
Tu t'étais invité.

Nous seront mieux,
Toi au creux de nos bras
Et nos coeurs à t'aimer.

Nous serons là,
Demain et pour la vie,
Pour toi, notre bébé.

                         Maman. Papa




Samedi 1er décembre : Nous t'aimons déjà

Une chanson : que je trouve magnifique et symboliquement j'aime bien l'idée de poster une chanson dont le titre est "The Winner Is" - parce-que pour en arrivant où nous en sommes aujourd'hui, il a bien fallu qu'il y'ait un vainceur. hihi...



Une image :



Un texte : écrit le 25 septembre 2012 et publié seulement maintenant.

Parce-que nos mains, l'une à l'autre accrochées,
Construisaient l'avenir.
Parce-que ses yeux verts, dans le noir des miens,
Se parlaient de demain.
Puisqu'à nos vies, il ne manquait plus rien,
Qu'un petit être frêle à tenir dans nos bras.
Puisque déjà ton coeur, bat quelque part, là.
Nous t'attendons, patients, et nous t'aimons déjà.

mercredi 17 octobre 2012

Pardon

Je n'ai pas disparue. Je suis bien là.
Comme je l'ai toujours dit :
Le bonheur n'inspire pas.
Et de loin, quelques vers traversent mon esprit,
Et puis s'en vont au loin,
Ruissellent avec la pluie,
Effacés lentement par la félicité.
C'est donc, occupée à goûter
Les choses de la vie...
Que je m'en vient demander pardon,
Pour mon absence,
Pour n'être point inspirée.
Mais je suis bien certaine,
Que vous le comprendrez...

dimanche 2 septembre 2012

Dimanche 2 septembre : Et les choses de la vie

A l'aube, un matin de printemps,
On écrit sur des pages qu'aujourd'hui tout va bien. 
Un soir, vers la fin de l'été,
Dans les mêmes pages on cherche la félicité. 
Le bonheur se vit tant qu'il est là,
On en garde un peu pour les soirs trop froids.
Et le voilà, futile, qui vous fond dans la poche,
Ne laissant qu'une larme, fondue et bien trop moche. 
Et les choses de la vie viennent et s'en vont ainsi,
Sans que l'on s'y attende, sans qu'on en n'ai envie. 
A l'aube, un matin de printemps,
On esquisse un sourire fragile comme le temps.
Un soir, vers la fin de l'été,
On laisse couler les larmes qu'il faudra bien sécher.
Et les choses de la vie, sont un cycle éternel,
Où les livres s'écrivent, de chances et puis de fiel. 

jeudi 30 août 2012

jeudi 30 août : une nuit après l'heure

Joe Hisaishi - The Rain



C'est si sensé d'avoir peur de l'orage. 
D'attendre qu'à la nuit tombée vienne l'image,
D'un éclair qui s'en vient, illuminant ces pages,
Et puis qui disparaît, laissant la nuit trop sage. 

Un matin après la pluie, tout avait disparu,
Les mots qui j'avais dit. Et moi qui étais nue.
Effacée par les songes d'une pauvre ingénue,
Qui referma les yeux, avant d'avoir rien vu. 

Un soir après l'hiver, dehors il faisait noir.
L'eau coulait sur mes pieds et le long des trottoirs,
Où j'errais insensée du matin jusqu'au soir,
Cherchant entre les pierres quelques gouttes d'espoir.

Une nuit après l'heure où tout dort dehors,
J'avais cherché des rêves et j'ai trouvé de l'or,
Ces yeux verts qui sans trêve m'apaisent quand je dors,
Et depuis lors mon coeur, se bat un peu plus fort.


Jeudi 30 août : titiller le temps

Fallait pas t'amuser à titiller le temps.
Marcher sur ses plates bandes et,
Regarder trop devant.
Tu avais tellement peur,
De voir venir demain.
Tu as compté les heures,
Perdu ton temps et...
Tiens !
Le voilà qui t'appelle.
Sables mouvants, secondes incandescentes.
Le temps crie ton nom,
Un morne soir de pluie.
Et toi, t'oublies ta vie,
Tu le files, tu le suis.
Fallait pas t'amuser à titiller le temps.
Qui continue à fuir, tandis que tu l'attends.

mercredi 15 août 2012

A l'ouest de nos villes...

Une image :




Un texte :

A quiconque me demandera où je veux vivre,
Je répondrai là. 

Où sans crainte, à l'aube, on ouvre les paupières. 
Où les légendes racontent nos amours.

Où mille fois la pluie nous désaltère,
Mille fois en un jour. 
Tandis qu'on s'occupe à contempler le vent,
Et les flots et le temps,
Qui passe pendant qu'on s'aime.

Là où la douceur du miel résonne dans les voix,
Où la chaleur d'un verre crépite sous les toits.
Là où le beurre, le sel, se marient sur les doigts.

Là où l'on s'assoit un instant, une vie pourquoi pas,
Pour regarder les voiles, au large tout là-bas,
Qui dansent sous nos yeux et qui nous laissent cois. 

Je répondrai là.
A l'ouest de nos villes et au creux de tes bras.
Dans ce pays fait d'îles,
Et de pierres,
Et de joie. 

dimanche 22 juillet 2012

Dimanche 22 juillet : dire le coeur qui bat

Dire le coeur qui bat, chaque seconde.
L'aurore et nos ébats, et puis le monde.
Dire le jour qui se lève, avant nous.
Et le chant des oiseaux qui rend fou.
Quand vient l'aube, murmurer à la terre entière.
Les rêves et l'insolence et les belles prières,
Qu'on aura inventer avant de s'endormir,
Les yeux déjà fermés et le coeur qui chavire.

vendredi 13 juillet 2012

Vendredi 13 juillet : Et le vent...

Une chanson : 




Une image : 


Un texte :

Et le vent sème sa chanson sur les toits du monde,
Tourne encore un peu en rond. C'est de lui qui vient le songe.
Rêve de prairies enchantée. D'où naissent nos plus belles balades.
Gavé de prières et de blé, le vent poursuit sa promenade.
Prend lui la main, il te tiendra par la taille.
Bruissant dans tes feuillages tel un amant coquin.
Il te réveillera, à l'aurore ou à l'aube.
Paré du crépuscule et de poussière d'or.
Chasseur sauvage de nuages sournois,
Il les pousse rien qu'un peu. Et il le fait pour toi.
Vadrouilleur impétueux, sage destrier de nos lendemains,
Il glisse entre nos doigts, choisissant son chemin.
Emportant avec lui, voix et autres comptines,
Pour qu'on n'entende plus, que sa bise câline.

vendredi 6 juillet 2012

vendredi 6 juillet : vivre et rêver encore..

Une image et le petit dicton du jour "Etre deux fois, dont une pour rire."



Un texte :

Ecrire les gouttes de pluie sur le bout de nos nez,
Les manèges incessants dont on ne peut tomber.
Sourire après le temps, courir après l'orage,
Vivre d'amour et d'eau et de quelques mirages.
Voir passer les nuits, un oeil sur les comètes,
Et gribouiller ses rêves de milliers de "peut-être".
Jongler avec les songes dès le petit matin,
Ceux qui nous laissent cois et glissent entre nos mains.
Saisir la plume, le coeur encore ailleurs,
Ecrire ce qui nous vient, ou pas, selon l'humeur.
S'éveiller chaque jour avec la joie au corps,
Rêver et vivre, vivre et rêver encore...


mardi 19 juin 2012

Mardi 19 juin : tentative d'écriture automatique

André Breton disait : "Ecrivez vite sans sujet préconçu, assez vite pour ne pas vous retenir et ne pas être tenté de vous relire"... Et bien voilà, je m'essaie donc à l'écriture automatique. C'est parti : 


Le fil passe par dessus nos têtes pour qu'on y marche.
D'idées saugrenues en folies douces.
Le pain, le miel et les milles saveurs,
Tanguent sur nos langues comme des bêtes folâtres. 
On dîne à la table des anges ce soir,
Et nos navires sont amarrés au loin.
Dans le port des ombres et de nos désespoirs,
Où nous les laisserons au moins jusqu'à demain.
Chacun de nous s'envolent dès qu'il peut,
Battant des ailes pour sécher dès qu'il pleut.
Trouvant la paix sous le soleil rouge,
De nos amours et des chants du destin.
Funambules,
Moineaux de paille et fluettes ombrelles,
Déshabillés par la moustache du temps,
Nous ne sommes ni plus ni moins qu'elle,
Qu'un tas de poils sous le nez du puissant.
Mais bien vêtus de nos toges et nos pagnes,
Nous iront loin où se pressent les vents.
Où dans le sillage de nos mirages,
Les jours passés ne s'habillent d'argent.
Ainsi va le songe de ma cervelle,
Où tout est pure et naïf aujourd'hui.
Mais bien que chaque jour j'apprenne,
Ma plume ne sait encore rien de la vie.
Encrée de temps à autre et dormant sur les pages,
Blanches ou couvertes de vains paysages,
C'est au soleil que je passe mes nuits,
Parlant d'amour et de tarte au kiwi. 

 

Mardi 19 juin : bâtir un toit.

Une chanson : Paradise de Coldplay


Un texte :


Et pour bâtir un toit ? 
Tes mains et puis les miennes,
Au dessus de nos têtes,
Sans plus aucune chaîne,
Que l'amour et la foi.
Et nos yeux pour persiennes,
Et nos voix qui s'entêtent,
Sans plus aucune peine. 

On peut construire un monde,
De nos éclats de rire,
Et des tous ces bonheurs,
Et de tous ces délires. 
Et si la terre est ronde,
On pourrait bien partir,
Et revenir à l'heure,
Pour construire l'avenir.


Et pour bâtir un toit,
Ta bouche sur la mienne,
Et mon coeur qui bat,
Sans plus aucune chaîne.
Et le bonheur tu vois,
Dans tes mains, dans les miennes,
Eclot à chaque fois,
Que l'on se dit "je t'aime".



lundi 4 juin 2012

Lundi 4 juin : la candeur, un bref instant...

La candeur, un bref instant.
Et puis la vie, après.
La pluie, l'orage, 
L'envie, la rage,
De vivre et d'avancer,
D'aimer encore,
De se relever.
L'adulte est né.
Apeuré mais plus fort.
Et qui goûte au bonheur,
D'avoir surmonté,
D'avoir grandit,
De s'être mis debout. 
D'avoir marché la première fois,
Et toutes celles qui ont suivi. 
D'avoir mis bout à bout,
Ses tourments et ses liesses,
Ses plaisirs, ses tracas,
Pour parfaire ses joues,
D'une larme de joie.
La candeur, un bref instant.
Et puis la vie après... 


dimanche 3 juin 2012

Samedi 2 juin : A la recherche du bonheur

Et l'on cherche le bonheur, stable, immuable,
Sans jamais le trouver.
Tandis qu'il est là,
Disparaissant parfois derrière une peine,
Surgissant d'un sourire,
Repartant aussitôt,
Palpitant dans nos vies,
Battant comme un coeur.
Fugace et furtif,
Espiègle et se jouant de nous.
Et c'est là ce qui le rend précieux.
L'or lui même ne serait rien,
Si on le trouvait rien qu'en baissant les yeux.

samedi 26 mai 2012

Samedi 26 mai : de la fin de nos vies

La mort nous tend la main,
Et nous sommes si petits.
Greffés à nos destins,
Pour le temps d'une vie.
Infimes et minuscules,
Devant l'éternité,
Celle là qui immacule,
Nos vies et celles d'après.
Tout est là désormais,
Sous nos yeux bien vivants.
Nos bleus sans intérêt,
Ne sont rien face au temps.
Et nos larmes qui coulent,
Et nos condoléances,
Les enterrements, la foule,
Nous rappellent à l'errance,
Et au bon souvenir,
De nos vies éphémères,
Que l'on peint de désirs,
Tant nous sommes si fiers.
La mort nous tend la main,
Et nous pauvres mortels,
Attendons nos desseins,
En marchant sous le ciel.
La mort nous prend les uns,
Les autres naissent à l'instant,
Et la vie dans nos mains,
Semble frêle et pourtant...
Minuscules âmes que nous sommes,
Prêtées à la terre pour un moment,
Il faut bien quand l'heure sonne,
Dire "adieu" simplement.

Samedi 26 mai : Adieu mamie.




Et Dieu bienveillant et sage, 
Pris ta main, éclaira ton visage. 
Ici, chacun pleure, chacun sait,
Que tu t'en es allée pour reposer un paix. 
Et l'on se dit malgré la peine,
Qu'il n'y a que l'éternité qui soit certaine. 
Je te connais, et je souris. 
Dieu à rappelé à lui, 
Ta nonchalante moue, 
Qui nous faisait rire, nous. 
Mais il est temps de dire adieu,
A la plus forte de nos aïeux.
Va, sommeille paisiblement, 
Près de ton mari, tes enfants. 
Auprès de ceux partis trop tôt,
Qui t'attendent, sereins, là-haut. 
Va, sans te soucier de nos peines.
Mamie, reposes en paix. 





lundi 21 mai 2012

Lundi 21 mai : au présent

Une chanson : 


Un texte :


J'ai aimé, 
Tu as aimé.
Il aimait. 
Nous nous aimons.
Vous aimiez, 
Ils s'aimèrent. 

Et conjuguer l'amour,
Lui donne un goût amer. 
Mais qu'importe,
Puisque c'est aujourd'hui,
Le passé à la porte,
Qu'on accorde nos vies. 

J'ai pleuré,
Tu as souffert.
Il partit tandis qu'elle s'en allait. 
Nous nous retrouvâmes.
Vous m'avez sourit.
Et ils vécurent heureux...
Chaque jours que Dieu fît. 

lundi 14 mai 2012

Lundi 14 mai : Goûter la douceur

Une chanson :


Une image :


Un texte :
Goûter la douceur,
Un peu, passionnément.
Le soleil a ses heures, 
Vous nargue doucement. 
Goûter le silence, 
D'un matin sans pareil,
Où l'herbe folle danse,
Sous vos yeux qui s'éveillent. 
Goûter l'instant fragile,
Où la vie est à vous. 
Battant là sur vos cils,
Comme le coeur d'un fou. 
Qu'importe ce que l'on goûte,
Quand au bord de vos lèvres,
Le bonheur vous envoûte, 
De ses milles et uns rêves. 
Certains goûtent un sourire,
Un rayon de soleil, 
Un langoureux soupire,
Un instant de sommeil. 
Goûtez vous verrez bien, 
Le velours sur la langue, 
De ces tout petits rien, 
Qui font que la vie tangue. 
Le son d'une voix,
Ou l'air dans vos cheveux.
Le goût et puis l'émoi, 
De vivre et d'être heureux. 

jeudi 3 mai 2012

Jeudi 3 mai : j'aurai voulu parler d'amour

Une chanson : You're the best thing de Ray Lamontagne. Parce-que cette chanson est magnifique et parce-qu'elle dit tout ce qu'il y'a à dire.




Un texte :

J'aurai voulu parler d'amour,
De la douceur après l'orage,
De l'autre qui s'en vient un jour,
Faire taire la douleur et la rage.
J'aurai voulu parler encore,
Partager un peu le bonheur,
Des ces instants où l'on est forts,
Où l'on est deux, qu'importe l'heure.
J'aurai voulu écrire,
Mais les mots ne me viennent pas. 
La grâce est venue me séduire,
Et la douceur nous laisse cois.
J'aurai voulu que le monde saches,
Que le bonheur est dans tes yeux,
Mais il vaut mieux que je le cache.
On est si bien rien que nous deux.  
J'aurai voulu parler de nous,
Heureux, espiègles et amoureux.
Mais pourquoi écrire qu'on est fous,
Quand on peut le vivre. C'est bien mieux. 

lundi 23 avril 2012

Lundi 23 avril : la pluie qui bat et le soleil qui vient

Regardes l'étreinte solennelle,
De la pluie qui bat, du soleil qui vient.
Amoureux silencieux qui se tendent la main,
Et dansent en attendant qui vienne le mois de juin. 
Discordants parait-il et pourtant,
L'un sans l'autre inutiles, tout autant.
Sans eux, rien ne peut croître sous le trop mauvais vent,
Et les amants s'embrasent quand revient le printemps.  
Elle pleut, il brille, eux s'aiment.
Verdoyants et heureux à tel point que l'on sème,
Dans le sillage de leur union, fleurs et autres poèmes, 
Descendance bienheureuse de leur passion bohème. 

dimanche 22 avril 2012

Dimanche 22 avril : Gamine...

Gamine, tu t'es cru plus forte que la vie.
Plus forte que les rêves qui te suivent la nuit.
Tu avais cru guérir de toutes ces blessures,
Te croyant forte en construisant des murs. 
Mais tu es frêle et pâle,
Perdue dans le passé et ses drôles de dédales. 
Chuchotant au hasard à qui veut bien l'entendre : 
"Mon coeur bat plus fort, même s'il est en cendres."
Gamine, tu t'es cru libre d'oublier hier,
Mais rien n'y fait, même pas les prières. 
Et ce passé te brise autant qu'il te construit,
Il te suit pas à pas, sans faire le moindre bruit.
Et pourtant il est là dans chacun de tes gestes,
Surveillant tes faux pas, sournois comme la peste. 
Chuchotant au hasard à qui veut bien l'entendre : 
"Elle n'ira pas bien loin, avec son coeur en cendres."

dimanche 15 avril 2012

Dimanche 15 avril : leçon de comptabilité

Une image :



Un texte :


J'ai compté jusqu'à deux, 
Une fois.
Une autre jusqu'à trois,
Pas la bonne ma foi.
J'ai compté un peu mieux,
Pour voir.
Et seul on est bien mieux,
Je crois.
Puis j'ai compté tes yeux,
Un soir.
Eux, ils étaient bien deux,
Et moi,
J'ai recompté encore, 
Une fois,
Je veux bien être deux,
Si tu comptes avec moi. 


Dimanche 15 avril : pourquoi j'ai peur

Une chanson :



Un texte :


Parce-que la vie est belle.
Jusqu'à quand ? Nul ne sait. 
Parce-que l'amour est frêle,
Et l'émoi que l'on tait.
Les jours semblent pareils,
Au chimérique éden.
Et la peur m'appelle
Lorsque tout est parfait. 
Parce-que j'ai tout donné,
Et que l'on m'a tout pris.
Parce-qu'un coeur blessé,
Aime encore mais supplie,
Pour qu'à la nuit tombée,
Personne ne s'enfuit. 
Et la peur me fait,
Pleurer quand tu souris. 
Parce-qu'ici je me perd,
Et parce-que je me noie,
Dans tes trop grands yeux verts,
Qui me regardent moi.
Parce-qu'il n'y a rien à faire,
D'autre que rester là,
Apeurée et sincère,
Et blottie dans tes bras. 





mercredi 11 avril 2012

Mercredi 11 avril : sur le bout...

Une chanson : 




Un texte : 

Sur le bout de mes doigts, 
Chantent les songes, 
Et les milles émois,
Sans jamais un mensonge.
Sur le bout de ma plume,
Chante l'espoir,
Et les quelques enclumes,
Qui plongent dans le noir.
Sur le bout de ma langue,
Chantent les notes,
Les accords qui tanguent,
Aussi ceux qui dénotent.
Et si je viens à bout,
De mes nombreuses peines,
Sans jamais être fou,
Sans sombrer dans la haine.
Si je m'en viens encore,
Et ce, malgré la peur,
C'est que rien n'est plus fort,
Et que rien n'est meilleur,
Que le bout de tes cils,
Quand tu clignes des yeux.
Ceux là où je m'exile,
Quand on est rien que deux. 


vendredi 6 avril 2012

Vendredi 6 avril : "Qu'est-ce que la poésie dans votre vie ?"

Un texte : Ecrit pour répondre à la question posée sur un forum "Qu'est-ce que la poésie dans votre vie ?"

Un oeil, ouvert sur le monde,
Battant des cils dans la poussière,
Plein de larmes dans la misère,
Mais qui voit tout autour de lui,
Les bouts d'espoir et puis de vie.
Une main, qu'on pose un peu lascivement,
Sur la trop grande aiguille du temps,
Pour la retenir rien qu'un peu,
Et parler des moments heureux,
Où la grâce s'en vient pour si peu.
Une terre, pleine de folies et d'absence,
Où tout n'a pas toujours de sens,
Mais où les vers viennent et puis dansent,
Pour apaiser les longs silences.
Une minute, où l'on raconte des histoires,
D'amour, de joie et d'idées noires,
Où les pensées parfois s'envolent,
Prises par la petite idée folle,
Qu'elles pourraient peut-être vivre ailleurs,
Que dans le fin fond de nos coeurs,
Si on les écrivait un peu,
En faisant, ma foi, de son mieux. 

Vendredi 6 avril : Deux funambules

Blessés, déchus,
Toi tout autant que moi.
Effrayés et fichus,
Eperdument déçus.
Deux funambules,
Maladroitement frêles,
A qui toutes les chutes,
Ont su briser les ailes.
Et pourtant sur le fil,
Le coeur battant,
Bien qu'encore malhabile,
On marche au pas,
Sur la pointe d'un pied,
Qui plus d'une fois,
A loupé son entrée.
C'est le grand cirque,
Sous le chapiteaux inlassable,
De nos idiots,
Palpitants insatiables.
On déambule,
Par delà les tempêtes,
Sur le grand fil,
Quitte à perdre la tête.




Vendredi 6 avril : il est un soir

Il est un soir, tard,
Fardé d'étoiles,
Où sous la coupe du ciel,
Noir,
Le coeur s'emballe.
Où l'autre,
Parce-qu'il est loin,
Manque à mon coeur,
Tout autant qu'à mes mains.
Et bien qu'encore la nuit dernière,
J'avais promis dans de vaines prières,
De ne parler d'amour,
De préférer me taire,
Il est ce soir, tard,
Fardé d'étoiles,
Où l'évidence,
S'en est venue,
Pour briser le silence.
Et l'autre,
Malgré la peur,
Prend soudain tant de place,
Dans ce bien frêle coeur.

lundi 2 avril 2012

Lundi 2 avril : au large

Une chanson : qui se chante à tue-tête tant qu'on en a envie :)




Une image :



Un (petit) texte :
Regarder au loin, au large,
Vers le même horizon.
Voir tourner le vent, les pages
Sans poser de question. 
Et demain ? Et après ?
Qu'importe la rengaine.
Les embruns à nos pieds,
On voit où ça nous mène. 
Et puis on rêve encore,
Comme de trop grands enfants,
Moins naïfs et plus forts,
Qui marchent vers l'avant. 

jeudi 29 mars 2012

Jeudi 29 mars : je marche au pas

Une image :



Un texte :

Dans l'air du soir, la fumée danse.
Et je marche au pas vers l'immense.
De tous les mots qui m'accompagnent,
Je garderai seul ceux qui soignent. 
J'écrirai encore et toujours,
Des bouts d'espoir, des mots d'amour,
Des lettres qui ne veulent rien dire,
Des morceaux de vie, et bien pire. 
Griffonnant sur les pages vides,
Les yeux rieurs ou bien humides.
Dans la peine ou dans l'espérance,
Je marche au pas et puis je danse.  


lundi 26 mars 2012

Lundi 26 mars : le véritable ami

Dans la solitude et la tristesse,
On trouve un ami.
Dans le bonheur et la liesse,
Soudain on le délaisse.
Sans le vouloir,
Sans l'abandonner complètement.
On le roue des coups du sort.
Lorsque l'on devient heureux,
Et qu'il ne l'est pas encore.
Mais c'est là le vrai,
Le véritable ami.
Non pas celui qui donne tout.
Celui qui sait taire sa vie,
Quand ça n'est pas l'heure,
Quand il n'est pas l'instant,
De dire le bonheur,
Qui se fait indécent.
Et c'est là le vrai,
Le véritable ami.
Qui sait lire sur vos joues,
Lorsqu'on pleure avec lui,
Qu'au fond on est heureux,
Et l'ami s'en réjouit.
Et ils sont là les vrais,
Véritables amis.
Non pas ceux qui disent tout.
Ceux qui savent se taire,
Comprendre l'allégresse
Autant que les misères.
Oublier ses peines pour sourire avec l'un,
Oublier son aubaine quand l'autre a du chagrin.

samedi 24 mars 2012

Samedi 24 mars : jolie mélancolie

Une chanson (que j'adore) : Irma - Letter to the lord




Un texte : 

Il y'a dans l'amour et dans un coeur qui bat,
Quelque-chose de pareil à la mélancolie.
Un petit rien que l'on n'explique pas,
Et qui rend les matins froids autant que jolis. 
Dans un seul être s'emmêlent,
La douceur, la candeur et la peur,
Les consonnes, les voyelles,
Et le goût sur la langue des tout petits bonheur. 
Et dans une seule main,
Tiennent les secrets, les trésors,
Que l'on s'obstine en vain,
A préserver encore. 
Parce-qu'ils sont le passé, le présent,
L'avenir que l'on se dessine.
On les tient cachés là en dedans,
Dans cette paume cordiale tout autant qu'assassine. 
Celle là même qui écrit et qui note,
Les mots de l'amour et ceux de la folie.
Charmeuse souvent, parfois dévote,
Cette patte où s'écrivent les lignes de nos vies. 
Celle qui vient rappeler d'un doigt sur votre bouche,
Qu'il y'a dans l'amour et dans un coeur qui bat,
Quelque-chose de semblable à la mélancolie,
Un tout petit rien que l'on ne dit pas,
Et qui rend les matins froids autant que jolis. 

vendredi 23 mars 2012

Vendredi 23 mars : douce journée

L'air dans mes cheveux.
Le vent doux, le vent d'ouest.
Palpable et amoureux,
Qui souffle sur ma tête.

Les heures qui s'égrainent,
En attendant demain,
Que je puisse sereine,
Te tenir par la main.

Et mes yeux qui se ferment,
Dans le rayon du jour,
Paisibles et puis qui aiment,
Le printemps... et l'amour.

jeudi 22 mars 2012

Jeudi 22 mars : Il est là.

Une image :


Un texte :


Il est là.
Venu comme après l'hiver.
Réchauffant la main, le coeur,
A tel point qu'on s'y perd.
Regardant poindre l'aube,
Au gré de ses envies.
Comme une valse chaude,
Qu'on danse après la pluie.
Il est là.
Apportant avec lui, 
Le soleil qui va,
Le froid qui, lui, s'enfuit.
Et les fleurs naissantes,
Et mon coeur qui bat,
Et la brise qui chante,
Disent merci tout bas. 
Il est là.
Que la bise ramène.
Venu un mois de mars,
Pour que les coeurs sèment,
La saison des amours,
Et le bonheur même,
Les envies de toujours,
Les envies de "je t'aime. 
Il est là.
Et moi je me souviens,
De l'hiver et des brumes,
Et des tristes matins.
Je me souviens du temps,
Où ma plume écrivait, solitaire et blessée,
"Pour me retrouver point de rose des vents,
J'attends pour reparaître, que vienne le printemps."



samedi 17 mars 2012

Samedi 17 mars : Me connais tu ?

Me connais tu ? Toi qui ne me connais pas.
Et le sais tu ? Je suis tout comme toi.
J'ai faim, j'ai peur, j'ai froid parfois ?
Je vis là-bas où toi tu ne vis pas.
Je pleure. Je meurs plus que je ne vis,
Je compte les heures et puis les grains de riz.
Tandis qu'au loin, toi, qui peut payer la vie,
N'entends plus rien, de nos larmes et nos cris.
Me connais tu ? Toi qui ne me connais pas.
Qui me regarde dans ton écran plasma.
Et le sais tu ? Je suis tout comme toi.
Je meurs de faim, si je ne mange pas.

Samedi 17 mars : les rêves

Une chanson : Time composé par Hans Zimmer (BO d'Inception) dans une magnifique version live. 


Un texte :


Rêves et murmures de la nuit. 
Chatoyants, insensés, incompris.
Chatouillant les paupières au réveil,
Battant à la porte scellée de notre long sommeil. 
Songes et mirages tournent avec le vent,
Soufflent sur les peurs cachées là en dedans.
Fugitifs de nos heures inconscientes,
Ephémères lumières, douces étoiles filantes,
Chimériques illusions, flottant sur le sillage,
De la réalité, des folies, des images.
Délires et papillons de nuits s'envolent au matin,
Laissant l'aurore pâle et le coeur sans rien. 
Passagers de nos âmes pour un si long voyage,
Qu'on en garde la trace, même après leur passage. 


mercredi 14 mars 2012

Mercredi 14 mars : poème de l'aube...

Les matins sont beaux, avec ou sans soleil.
Depuis que la nuit tu pares mon sommeil,
De milles et un sourires et de baisers de miel,
Qui jusqu'au lendemain font les journées plus belles.
Et l'aube est plus plus jolie, quand je songe aux instants,
Où nos éclats de rire semblent arrêter le temps.
Où la terre s'affranchie, de la pluie et du vent,
Protégeant cette nuit, mon coeur palpitant.
Et quand l'aurore point, derrière mes paupières,
Je te vois aujourd'hui comme tu étais hier,
Gardien de ces moments de bonheur si cher.
Demain seul dira s'ils étaient éphémères.
Pour l'heure j'éloignerai d'un geste de la main,
Mes peurs de la veille et mes quelques chagrins,
Les doutes et les mystères dont sera fait demain.
Peu importe après tout, ce qu'est notre dessein.



lundi 12 mars 2012

Lundi 12 mars : voler un peu

Une chanson : 






Une image : 



Un texte :


Voler un peu.
Etre au dessus du vide.
Et puis fermer les yeux.
Voler encore.
Et savoir que la chute,
Blessera notre corps. 
Voler quand même,
Jusqu'à la prochaine fois,
Qu'on connaîtra la peine. 
Voler pareil,
A un oiseau blessé,
Qui se brûle les ailes. 
Voler un peu,
Car il y'a bien un jour,
Où l'on volera mieux. 

Lundi 12 mars : Aimer pour vivre ou vivre pour aimer ?


Une chanson : Cocoon de Jack Johnson




Un texte :


Il est vain de croire,
Que le bonheur habite,
Dans le trop long couloir,
Des coeurs qui s'agitent.
Et bien que les lumières,
D'un amour qui bat,
Encore naïf et fier,
Nous laissent souvent coi,
Il ne faut oublier,
Qu'un beau et froid matin,
Ce qui nous fait vibrer,
Nous laissera sans rien. 
Et l'ardeur éphémère,
Que l'on s'était promis,
Nous laissera à terre,
Seul avec notre vie.
Et qu'en restera t-il,
Si l'on à tout donner,
A l'être volatil,
Que l'on avait aimé ?
Il ne reste rien.
Il restera trop peu.
Pour qu'on dise aller bien,
Sans abaisser les yeux. 
Offrir, sans tout livrer.
Et ouvrir une porte,
Sans y laisser la clé.
Garder en quelques sortes,
Un peu les pieds sur terre,
Même quand le vent nous porte,
Vers un être si cher,
Que la folie l'emporte. 
Et la fin des 'toujours',
Que l'on s'était promis,
Prouve que meurt l'amour,
Tandis que va la vie. 
Faut-il aimer pour vivre,
Ou vivre pour aimer ?
Ou juste rester libre,
D'aimer sans tout donner. 

Lundi 12 mars : Apprendre encore

Un texte : Inspiré par "H" et par tous ceux et celles qui sont tombés un jour d'un grand arbre que l'on appelle l'Amour, sans jamais osé y grimper à nouveau.

On va devoir apprendre encore,
A être, à vivre.
A être ivres,
De larmes et de trésors.
A espérer plus fort.

On va devoir apprendre,
A se donner un peu,
A recevoir, à deux,
A offrir sans reprendre,
Tant que la vie est tendre.

Encore on apprendra,
A donner sa confiance,
A laisser une chance,
A celui qui viendra,
Se glisser dans nos bras.

On apprendra toujours,
Que tout à une fin,
Mais gardons pour demain,
La peur des amours,
De la vie, de ses tours.

On va devoir apprendre encore,
Que l'on peut être heureux,
De rien. Ou de si peu.
Parce-que l'on est plus fort,
Que tous les mauvais sort

On va devoir apprendre,
A tomber sans pleurer,
Puis à se relever.
Renaître de ses cendres.
Réapprendre à aimer.

vendredi 9 mars 2012

Vendredi 9 mars : Et je ne pleure plus

Une chanson :



Une photo :



Un texte :

Il est de ces matins,
Qui sentent bon l'odeur,
Du printemps qui s'en vient,
Et des petits bonheurs.
Où rien ne compte plus,
Et où le temps s'arrête,
Où l'on sourit ému,
Et la quiétude en tête.
Il est de ces matins,
Où rien que la douceur,
De la lumière qui point,
Respire la candeur.
Il est de ces matins,
Qui sentent bon l'odeur,
Du printemps qui, serein,
Semble arrêter les heures.
Le soleil caresse,
De là-haut mes bras nus.
Ici bas rien ne presse.
Et je ne pleure plus. 

jeudi 8 mars 2012

Jeudi 8 mars : je dis "vague"

Une photo : 


Un texte  :

Je dis "vague".
Et l'écume m'enlace.
Je divague,
Et plus rien ne se passe.
Car là sur mon radeau,
De brindilles et de peines,
Je vois tous les halos,
De la terre lointaine.
Et le phare des fous,
Et celui de la vie.
Je rame encore un peu,
Et puis déjà j'y suis.
Un pied posé à terre,
Le coeur encore ailleurs.
L'âme sur le rivage,
Et l'humeur meilleure.
Et quelque part là,
Gravé au creux de moi,
Ce long, si long voyage,
Qui ne m'acheva pas.
Et là-bas mon radeau,
De brindilles et de peines,
Amarré aux sanglots,
Que j'ai versé sans gêne,
Me semble minuscule,
Et bientôt disparaît.
Je dis "vague",
Et l'écume m'enlace.
Je divague,
Et c'est pleine d'audace.
Que j'ai atteint la rive,
Le bonheur et la grâce.



Jeudi 8 mars 2012 : Et demain ?

Une chanson : 



Un texte :

Pour une fois,
Je ne répondrai pas.
A ces milles questions,
A cette petite voix,
Qui me demandent tout bas,
Si je fais bien, ou pas. 
Et je dis quoi,
Quand je parle de toi ?
Je ne dis rien,
D'autre que je suis bien.
Et pour demain ?
Demain on verra bien.


Pour une fois,
Je ne répondrai pas.
A cet instinct, 
Et ce sentiment vain,
Qui me dictent tout bas,
D'être autrement que moi. 
Et je ferai taire au milieu de la nuit,
Les énigmes et les "si",
Les "Si cette fois-ci"
Qui m'éveillent à minuit,
Pour savoir si demain...

... Demain on verra bien.



lundi 5 mars 2012

Lundi 5 mars : vivre plutôt qu'écrire

Une chanson : Le tourbillon de la vie



Une photo : J'ai décidé d'illustrer ce texte par une chanson intitulée "Le tourbillon de la vie" ... Et quel tourbillon ? des hauts et des bas, des boucles bouclées et cet incessant manège où chaque tour ne ressemble jamais vraiment à ceux d'avant.





Un texte : 
Ma plume à écrit la peine,
L'espoir et puis la haine. 
L'amour et les yeux verts,
Les yeux bleus et la chair.
Elle a noté l'errance,
Et la désespérance.
Le calme et la tempête,
Et les coeurs en fête. 
Elle a gravé les sentiments,
Dans cet immense cahier blanc,
Où la vie ne prenait de sens,
Que dans son élégante danse.
Elle a tourbillonné,
Embrassé les sonnets,
Caressé les images,
Et peint tant de visages.
Mais le tient ce matin,
Je n'en dirai plus rien,
D'autre que le silence,
Paisible et plein de sens,
D'un sourire que l'on sait,
D'un coeur que l'on tait.
D'une main que l'on pose,
Et qui vaut milles choses.
Je n'en dirai plus rien,
Puisque je n'ai pas un,
Seul mot pour écrire,
Tes doux éclats de rire.
Et qu'une fois, rien qu'une,
Je veux voir la lune,
Et ne pas m'endormir,
Pour vivre, plutôt qu'écrire. 





vendredi 2 mars 2012

Vendredi 2 mars : Sans arme et sans indice

On m'avait prévenu,
Que j'avancerai nue,
Que j'avancerai seule,
Que j'irai sans complice,
Sans arme et sans indice.
On m'avait annoncé,
Que le chemin serai,
Sinueux, imparfait.
Et que jusqu'au linceul, 
Je n'aurai de tutelle.
On m'avait dit :
"Tu seras solitaire,
Et même tes amis,
Te laisseront à terre."
On m'avait murmuré :
"Je serai toujours là,
Jusqu'au jour où, ma belle,
Je ne le serai pas."
Mais je n'ai rien voulu,
Entendre de tout ça.
J'ai donné sans retenue,
J'ai tout donné de moi.
Et j'aurai pu, déçue,
Haïr les autres, et moi.
Mais je suis née pour aimer,
Pour ne pas perdre foi.
Pour croire encore en ceux,
Qui ne méritent pas,
Qu'on leur tendent la main,
Quand eux, ne le font pas. 
Je suis née pour aimer,
Je suis née pour sourire.
Je ne sais détester,
Je ne sais pas honnir.
Je ne sais mépriser,
Je ne sais pas maudire.
Mais j'ai appris les règles,
Je saurai m'en servir.
Car désormais je sais,
Que j'avancerai nue,
Que j'avancerai seule,
Que j'irai sans complice,
Sans arme et sans indice,
Puisque dans cette vie,
On a trop peu d'amis. 



dimanche 26 février 2012

Dimanche 26 février : Une terre

Et après ?
Après la chute,
Après l'orage ?
Que reste t-il,
De nos mirages ?
Rien n'est plus,
Et tout reste à construire.
Une terre si vierge,
Qu'on pourrait y bâtir,
Les temples de la vie,
Et tout un avenir.
Une terre si neuve,
Que d'un simple soupir,
Tout peut y prendre forme,
Ou tout peut s'y détruire.
Une terre sauvage,
Où l'on découvre encore,
Des milliers de trésors,
Forgés de sang et d'or.
De larmes et de soleil.
D'amour.
D'un peu de haine.
Une terre cruelle,
Façonnée par le temps,
Où les oiseaux chantaient,
Il y'a longtemps, pourtant.
Une terre d'après...
D'après la nuit, le vent.
Une terre d'avant,
Avant les pluies d'antan.




samedi 25 février 2012

Samedi 25 février : Je vais bien ne t'en fais pas


Je suis la parfaite image de l'imperfection.
Fillette pas trop sage dont on ne sait le nom.
Je suis la force faible cassée par les silences.
Et là quand je me brise, il n'y a pas d'ambulance.
On me répétera encore une fois,
"Je ne m'inquiète pas. Toi tu t'en sortira."
A feindre le courage, tous finissent par y croire.
Et la lumière ? Qui la rallumera ?
Puisque j'ai prétendu,
N'avoir pas peur du noir....
Je suis la forcenée que rien ne brise,
L'insensée que rien ne démolit.
Et qui un jour lasse, s'envole avec la bise,
Puisqu'ici rien ne va et rien ne réussit.
Mais je vais bien ne t'en fais pas,
J'avancerai encore une fois,
Si c'est ce qu'on attend de moi..

vendredi 24 février 2012

Samedi 25 février : Je vous emmerde !

Je ne veux pas sourire.
Je vous emmerde.
Vous, le monde, la vie,
Votre morale de merde.
Je ne veux pas sourire.
Car quand je vois vos faces,
Une sale voix me dit :
"Allez, casses toi et traces !"
Je ne veux pas sourire,
Même pas par politesse.
Encore moins vous nourrir,
Dans vos délires ! Laisse...
Moi donc faire la gueule,
Et te traiter de peste.
Laissez moi vous vomir,
Et Dieu fera le reste.
Je ne veux pas aimer,
Ca, j'ai déjà donné.
Qu'on me traite de traînée,
S'il le faut, je suis parée.
Je ne veux pas dormir,
Vous êtes mon cauchemar.
Pitié laissez moi fuir,
Ou juste changer de trottoir.
Je ne veux pas qu'on juge,
Mes fesses ni mes gestes,
Mes dires, mes textes,
Mes délires et mes actes,
Là on risque l'impact.
Les poings et non la plume,
Ma haine comme une enclume,
Enterrera vos faces,
Et vos coeurs de glace.
On m'avait prévenue,
Mais c'était pas convenu,
Pas convenu comme ça,
Entre le monde et moi.
Moi je devais aimer,
Tous et même chacun.
Avancer pour aider,
Et pour faire le bien.
Moi je devais lutter,
En écrivant la nuit,
Un peu d'espoir et puis,
Même de la poésie.
On m'a traité de folle,
Quand j'ai osé crier,
Que chacun à sa chance,
Que nous devons s'aider.
Que nous devons s'aimer.
D'accord mais pour quoi faire ?
A quoi bon croire en l'homme,
Quand il marche en arrière ?
A quoi bon faire confiance,
Si ce n'est pour se perdre ?
L'homme est un chien sans race,
Que la rage rend pervers.
L'humain est un vaurien,
Qu'un rien peut rendre con.
Quand on lui tend la main,
Il y naît l'abjection.
Alors je ne veux plus sourire.
Je vous emmerde.
Vous, le monde, la vie,
Votre morale de merde.



Vendredi 24 février : les étoiles brillent avant de partir

Regardes là s'éteindre.
Elle brille de milles feux.
Et tente en vain de feindre,
Sa place dans les cieux.
Les étoiles étincellent,
Avant d'abandonner,
Et luisent dans le ciel,
Qu'on ne les voit faner.
Feignant d'être si belle,
Qu'on en oublierait presque,
Qu'elles font partie de celles,
Qui tendent à disparaître.
Elles viennent avec la nuit,
Et s'en vont au matin.
Tant pis si elle s'enfuit,
Une autre naîtra demain.
Et puis toi au réveil,
Tu auras oublié,
Qu'hier sous le ciel,
Tu l'avais tant aimé.
Les étoiles filantes,
Sont nées pour s'éclipser.
Ephémères attachantes,
Qui ne font que passer.
Elles éclairent le soir,
Rien qu'une infime seconde.
Puis s'en vont seules choir,
Quelque part dans l'ombre.





mercredi 22 février 2012

Mercredi 22 février : De l'ennui

Une chanson : 


Un texte : 

Le temps file, s'évade. 
Les jours passent, maussades. 
Les pages blanches des agendas, 
Finissent par se noircir pas à pas. 
Mais rien n'a vraiment trop de sens,
Que l'on sommeille ou que l'on danse. 
On peut tout fuir, ainsi que le néant.
L'ennui revient à grands pas de géant. 
Alors, on s'échinera à vivre,
La vie comme un grand bateau ivre.
Où rien ne nous arrêtera, 
Car nous n'en avons pas le choix. 
Tous dans une grande galère,
On ramera à vent contraire,
Et on hissera le grand voile,
Qui cache nos peurs et nos râles. 
Chercher à profiter des heures,
Qu'il nous reste. Voilà le leurre. 
Et les user toutes une à une,
Jusqu'au moment où plus aucune,
N'aura le goût ni la saveur,
De la passion et du bonheur. 
Jusqu'à l'instant où les secondes,
Elles mêmes nous sembleront si longues,
Qu'on sacrifiera notre vie,
Pour ne pas sombrer dans l'ennui. 




Mercredi 22 février : La raison

La raison claque sur la langue au matin,
Frappe à la porte du coeur, s'enlace dans nos mains.
Et la raison résonne,
Echo de nos personnes,
Reflet de nos silences,
Nous prenant dans sa danse.

Et la raison, sauvage,
S'en vient et puis s'en va.
Laissant le doute sage,
Murmurer "C'est comme ça."
Laissant sur nos visages,
Un sourire béa.

Et la raison éclôt,
Dans l'oeil du soleil.
Puis s'en va aussitôt,
Parée de nos sommeils.
Laissant les rêves beaux,
Et les jours pareils.

Car la raison ne se dit pas,
Et ne s'explique pas toujours.
Frappe à la porte de nos choix,
Et puis déraisonne à son tour.
Car la raison n'existe pas,
Elle n'est qu'un onirique recours.


lundi 20 février 2012

Lundi 20 février : l'aube

Le ciel est bleu. 
La terre rougit sous ses caresses.
Le soleil veut, 
Se réveiller mais rien ne presse. 
Il est l'aube.
L'heure passive qui enchante,
Telle une ode,
Que l'on murmure et que l'on chante.
Il est tôt,
Sous les grands yeux bleus du soleil,
Et bientôt,
Ce sera la fin du sommeil.
Il est l'heure,
Sur le carillon du bonheur,
De parer le coeur d'or,
Et de se réveiller. Encore.  

dimanche 19 février 2012

Dimanche 19 février : La lettre

Elle est publique cette lettre,
Parce qu'elle doit l'être.
Et parce-qu'il suffit de mentir au monde,
Lorsque chaque jour on me demande,
Si je vais bien. 
Parce-qu'il suffit d'écrire des billets,
Qui n'ont pour réponse que l'écho du silence.
Et parce-qu'en pleine nuit,
Lorsque c'est l'angoisse qui vient frapper à la porte de vos rêves,
Vous éveillant d'un bond. 
Vous criant "Marche ou crève !"
Alors il faut dire les choses sans remords et sans trêve.
Il faut dire à celui - car il n'y en a qu'un - 
Qui a laissé votre âme, là au bord du chemin,
Qu'il vienne la ramasser.
Les mois ont passé et les saisons aussi.
Mais ne reste plus rien d'autre que dans ma vie,
Le doute intarissable et la douleur aussi,
D'une porte qui se ferme, sans pleure, même sans haine,
Et d'une voix qui dit :"Tu ne mérites qu'on t'aime."
D'abord c'est un mensonge auquel on ne croit pas.
Les nuits passent et les songes ne s'en libèrent pas.
Et les mots prennent forme dans la réalité,
Et chacun des faux pas viennent les conforter.
On arbore fièrement sur sa poitrine,
Un panneau de pierre qui porte l'inscription :
"Et je n'ai pas pleuré, moi, rose sans épine !"
Jusqu'au jour où l'on pleure pour la première fois,
D'avoir un jour lointain entendu cette voix,
Se demandant si elle n'avait aimé rien qu'une seule fois.
Et pourquoi si tel était le cas,
On ne se souvenait que des mots dit pour la dernière fois : 
"Tu mérites qu'on ne t'aime pas."


samedi 18 février 2012

Samedi 18 février : Pensées

Et c'est perdre son temps,
Que vivre sans aimer.
Plutôt souffrir.
Et si je dois mourir,
Aujourd'hui ou demain,
Que ce soit de chagrin.
Le temps aura fait son travail,
Et mon coeur le sien. 

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Les rêves de la veille
Laissés sur la route du réveil
Sont encore là, pas loin derrière
Et pèsent aussi lourd que les pierres.


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Je me suis vidée de mon encre.
Expirant sur ma page blanche.
Qu'on me recharge à balles réelles,
Sinon qu'on me balance.
 


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Quand le poète se tait,
C'est qu'il a trop à dire.
Et sa plume se fait,
Trop légère pour écrire,
Les mots d'un seul jet,
Et les "je" d'avenir. 

C'est le poids lourd,
Des maux qui rendent,
Muets et sourds.
C'est le poids plume,
Des mots qu'on pense,
Et qu'on consume.