Dans la solitude et la tristesse,
On trouve un ami. Dans le bonheur et la liesse,
Soudain on le délaisse. Sans le vouloir,
Sans l'abandonner complètement. On le roue des coups du sort.
Lorsque l'on devient heureux,
Et qu'il ne l'est pas encore.
Mais c'est là le vrai,
Le véritable ami. Non pas celui qui donne tout.
Celui qui sait taire sa vie,
Quand ça n'est pas l'heure,
Quand il n'est pas l'instant,
De dire le bonheur,
Qui se fait indécent.
Et c'est là le vrai,
Le véritable ami. Qui sait lire sur vos joues,
Lorsqu'on pleure avec lui,
Qu'au fond on est heureux,
Et l'ami s'en réjouit. Et ils sont là les vrais,
Véritables amis.
Non pas ceux qui disent tout. Ceux qui savent se taire,
Comprendre l'allégresse
Autant que les misères.
Oublier ses peines pour sourire avec l'un,
Oublier son aubaine quand l'autre a du chagrin.
Me connais tu ? Toi qui ne me connais pas. Et le sais tu ? Je suis tout comme toi. J'ai faim, j'ai peur, j'ai froid parfois ? Je vis là-bas où toi tu ne vis pas. Je pleure. Je meurs plus que je ne vis,
Je compte les heures et puis les grains de riz. Tandis qu'au loin, toi, qui peut payer la vie,
N'entends plus rien, de nos larmes et nos cris. Me connais tu ? Toi qui ne me connais pas. Qui me regarde dans ton écran plasma. Et le sais tu ? Je suis tout comme toi. Je meurs de faim, si je ne mange pas.
Les matins sont beaux, avec ou sans soleil.
Depuis que la nuit tu pares mon sommeil,
De milles et un sourires et de baisers de miel,
Qui jusqu'au lendemain font les journées plus belles.
Et l'aube est plus plus jolie, quand je songe aux instants,
Où nos éclats de rire semblent arrêter le temps. Où la terre s'affranchie, de la pluie et du vent,
Protégeant cette nuit, mon coeur palpitant.
Et quand l'aurore point, derrière mes paupières,
Je te vois aujourd'hui comme tu étais hier,
Gardien de ces moments de bonheur si cher. Demain seul dira s'ils étaient éphémères. Pour l'heure j'éloignerai d'un geste de la main,
Mes peurs de la veille et mes quelques chagrins,
Les doutes et les mystères dont sera fait demain. Peu importe après tout, ce qu'est notre dessein.
Un texte : Inspiré par "H" et par tous ceux et celles qui sont tombés un jour d'un grand arbre que l'on appelle l'Amour, sans jamais osé y grimper à nouveau.
On va devoir apprendre encore,
A être, à vivre. A être ivres,
De larmes et de trésors. A espérer plus fort.
On va devoir apprendre,
A se donner un peu,
A recevoir, à deux,
A offrir sans reprendre,
Tant que la vie est tendre.
Encore on apprendra,
A donner sa confiance,
A laisser une chance,
A celui qui viendra,
Se glisser dans nos bras.
On apprendra toujours,
Que tout à une fin,
Mais gardons pour demain,
La peur des amours,
De la vie, de ses tours.
On va devoir apprendre encore,
Que l'on peut être heureux,
De rien. Ou de si peu. Parce-que l'on est plus fort,
Que tous les mauvais sort
On va devoir apprendre,
A tomber sans pleurer,
Puis à se relever.
Renaître de ses cendres. Réapprendre à aimer.
Une photo : J'ai décidé d'illustrer ce texte par une chanson intitulée "Le tourbillon de la vie" ... Et quel tourbillon ? des hauts et des bas, des boucles bouclées et cet incessant manège où chaque tour ne ressemble jamais vraiment à ceux d'avant.
Et après ? Après la chute,
Après l'orage ? Que reste t-il,
De nos mirages ? Rien n'est plus,
Et tout reste à construire. Une terre si vierge,
Qu'on pourrait y bâtir,
Les temples de la vie,
Et tout un avenir. Une terre si neuve,
Que d'un simple soupir,
Tout peut y prendre forme,
Ou tout peut s'y détruire. Une terre sauvage,
Où l'on découvre encore,
Des milliers de trésors,
Forgés de sang et d'or.
De larmes et de soleil. D'amour. D'un peu de haine. Une terre cruelle,
Façonnée par le temps,
Où les oiseaux chantaient,
Il y'a longtemps, pourtant.
Une terre d'après... D'après la nuit, le vent. Une terre d'avant,
Avant les pluies d'antan.
Je ne veux pas sourire. Je vous emmerde. Vous, le monde, la vie,
Votre morale de merde. Je ne veux pas sourire. Car quand je vois vos faces,
Une sale voix me dit :
"Allez, casses toi et traces !"
Je ne veux pas sourire,
Même pas par politesse. Encore moins vous nourrir,
Dans vos délires ! Laisse... Moi donc faire la gueule,
Et te traiter de peste. Laissez moi vous vomir,
Et Dieu fera le reste.
Je ne veux pas aimer,
Ca, j'ai déjà donné. Qu'on me traite de traînée,
S'il le faut, je suis parée. Je ne veux pas dormir,
Vous êtes mon cauchemar. Pitié laissez moi fuir,
Ou juste changer de trottoir.
Je ne veux pas qu'on juge,
Mes fesses ni mes gestes,
Mes dires, mes textes,
Mes délires et mes actes,
Là on risque l'impact. Les poings et non la plume,
Ma haine comme une enclume,
Enterrera vos faces,
Et vos coeurs de glace.
On m'avait prévenue,
Mais c'était pas convenu,
Pas convenu comme ça,
Entre le monde et moi. Moi je devais aimer,
Tous et même chacun. Avancer pour aider,
Et pour faire le bien. Moi je devais lutter,
En écrivant la nuit,
Un peu d'espoir et puis,
Même de la poésie. On m'a traité de folle,
Quand j'ai osé crier,
Que chacun à sa chance,
Que nous devons s'aider. Que nous devons s'aimer. D'accord mais pour quoi faire ? A quoi bon croire en l'homme,
Quand il marche en arrière ? A quoi bon faire confiance,
Si ce n'est pour se perdre ? L'homme est un chien sans race,
Que la rage rend pervers. L'humain est un vaurien,
Qu'un rien peut rendre con. Quand on lui tend la main,
Il y naît l'abjection.
Alors je ne veux plus sourire.
Je vous emmerde. Vous, le monde, la vie,
Votre morale de merde.
Regardes là s'éteindre. Elle brille de milles feux. Et tente en vain de feindre,
Sa place dans les cieux.
Les étoiles étincellent,
Avant d'abandonner,
Et luisent dans le ciel,
Qu'on ne les voit faner.
Feignant d'être si belle,
Qu'on en oublierait presque,
Qu'elles font partie de celles,
Qui tendent à disparaître.
Elles viennent avec la nuit,
Et s'en vont au matin. Tant pis si elle s'enfuit,
Une autre naîtra demain.
Et puis toi au réveil,
Tu auras oublié,
Qu'hier sous le ciel,
Tu l'avais tant aimé. Les étoiles filantes,
Sont nées pour s'éclipser. Ephémères attachantes,
Qui ne font que passer.
Elles éclairent le soir,
Rien qu'une infime seconde. Puis s'en vont seules choir,
Quelque part dans l'ombre.