dimanche 2 septembre 2012

Dimanche 2 septembre : Et les choses de la vie

A l'aube, un matin de printemps,
On écrit sur des pages qu'aujourd'hui tout va bien. 
Un soir, vers la fin de l'été,
Dans les mêmes pages on cherche la félicité. 
Le bonheur se vit tant qu'il est là,
On en garde un peu pour les soirs trop froids.
Et le voilà, futile, qui vous fond dans la poche,
Ne laissant qu'une larme, fondue et bien trop moche. 
Et les choses de la vie viennent et s'en vont ainsi,
Sans que l'on s'y attende, sans qu'on en n'ai envie. 
A l'aube, un matin de printemps,
On esquisse un sourire fragile comme le temps.
Un soir, vers la fin de l'été,
On laisse couler les larmes qu'il faudra bien sécher.
Et les choses de la vie, sont un cycle éternel,
Où les livres s'écrivent, de chances et puis de fiel. 

jeudi 30 août 2012

jeudi 30 août : une nuit après l'heure

Joe Hisaishi - The Rain



C'est si sensé d'avoir peur de l'orage. 
D'attendre qu'à la nuit tombée vienne l'image,
D'un éclair qui s'en vient, illuminant ces pages,
Et puis qui disparaît, laissant la nuit trop sage. 

Un matin après la pluie, tout avait disparu,
Les mots qui j'avais dit. Et moi qui étais nue.
Effacée par les songes d'une pauvre ingénue,
Qui referma les yeux, avant d'avoir rien vu. 

Un soir après l'hiver, dehors il faisait noir.
L'eau coulait sur mes pieds et le long des trottoirs,
Où j'errais insensée du matin jusqu'au soir,
Cherchant entre les pierres quelques gouttes d'espoir.

Une nuit après l'heure où tout dort dehors,
J'avais cherché des rêves et j'ai trouvé de l'or,
Ces yeux verts qui sans trêve m'apaisent quand je dors,
Et depuis lors mon coeur, se bat un peu plus fort.


Jeudi 30 août : titiller le temps

Fallait pas t'amuser à titiller le temps.
Marcher sur ses plates bandes et,
Regarder trop devant.
Tu avais tellement peur,
De voir venir demain.
Tu as compté les heures,
Perdu ton temps et...
Tiens !
Le voilà qui t'appelle.
Sables mouvants, secondes incandescentes.
Le temps crie ton nom,
Un morne soir de pluie.
Et toi, t'oublies ta vie,
Tu le files, tu le suis.
Fallait pas t'amuser à titiller le temps.
Qui continue à fuir, tandis que tu l'attends.

mercredi 15 août 2012

A l'ouest de nos villes...

Une image :




Un texte :

A quiconque me demandera où je veux vivre,
Je répondrai là. 

Où sans crainte, à l'aube, on ouvre les paupières. 
Où les légendes racontent nos amours.

Où mille fois la pluie nous désaltère,
Mille fois en un jour. 
Tandis qu'on s'occupe à contempler le vent,
Et les flots et le temps,
Qui passe pendant qu'on s'aime.

Là où la douceur du miel résonne dans les voix,
Où la chaleur d'un verre crépite sous les toits.
Là où le beurre, le sel, se marient sur les doigts.

Là où l'on s'assoit un instant, une vie pourquoi pas,
Pour regarder les voiles, au large tout là-bas,
Qui dansent sous nos yeux et qui nous laissent cois. 

Je répondrai là.
A l'ouest de nos villes et au creux de tes bras.
Dans ce pays fait d'îles,
Et de pierres,
Et de joie. 

dimanche 22 juillet 2012

Dimanche 22 juillet : dire le coeur qui bat

Dire le coeur qui bat, chaque seconde.
L'aurore et nos ébats, et puis le monde.
Dire le jour qui se lève, avant nous.
Et le chant des oiseaux qui rend fou.
Quand vient l'aube, murmurer à la terre entière.
Les rêves et l'insolence et les belles prières,
Qu'on aura inventer avant de s'endormir,
Les yeux déjà fermés et le coeur qui chavire.

vendredi 13 juillet 2012

Vendredi 13 juillet : Et le vent...

Une chanson : 




Une image : 


Un texte :

Et le vent sème sa chanson sur les toits du monde,
Tourne encore un peu en rond. C'est de lui qui vient le songe.
Rêve de prairies enchantée. D'où naissent nos plus belles balades.
Gavé de prières et de blé, le vent poursuit sa promenade.
Prend lui la main, il te tiendra par la taille.
Bruissant dans tes feuillages tel un amant coquin.
Il te réveillera, à l'aurore ou à l'aube.
Paré du crépuscule et de poussière d'or.
Chasseur sauvage de nuages sournois,
Il les pousse rien qu'un peu. Et il le fait pour toi.
Vadrouilleur impétueux, sage destrier de nos lendemains,
Il glisse entre nos doigts, choisissant son chemin.
Emportant avec lui, voix et autres comptines,
Pour qu'on n'entende plus, que sa bise câline.

vendredi 6 juillet 2012

vendredi 6 juillet : vivre et rêver encore..

Une image et le petit dicton du jour "Etre deux fois, dont une pour rire."



Un texte :

Ecrire les gouttes de pluie sur le bout de nos nez,
Les manèges incessants dont on ne peut tomber.
Sourire après le temps, courir après l'orage,
Vivre d'amour et d'eau et de quelques mirages.
Voir passer les nuits, un oeil sur les comètes,
Et gribouiller ses rêves de milliers de "peut-être".
Jongler avec les songes dès le petit matin,
Ceux qui nous laissent cois et glissent entre nos mains.
Saisir la plume, le coeur encore ailleurs,
Ecrire ce qui nous vient, ou pas, selon l'humeur.
S'éveiller chaque jour avec la joie au corps,
Rêver et vivre, vivre et rêver encore...


mardi 19 juin 2012

Mardi 19 juin : tentative d'écriture automatique

André Breton disait : "Ecrivez vite sans sujet préconçu, assez vite pour ne pas vous retenir et ne pas être tenté de vous relire"... Et bien voilà, je m'essaie donc à l'écriture automatique. C'est parti : 


Le fil passe par dessus nos têtes pour qu'on y marche.
D'idées saugrenues en folies douces.
Le pain, le miel et les milles saveurs,
Tanguent sur nos langues comme des bêtes folâtres. 
On dîne à la table des anges ce soir,
Et nos navires sont amarrés au loin.
Dans le port des ombres et de nos désespoirs,
Où nous les laisserons au moins jusqu'à demain.
Chacun de nous s'envolent dès qu'il peut,
Battant des ailes pour sécher dès qu'il pleut.
Trouvant la paix sous le soleil rouge,
De nos amours et des chants du destin.
Funambules,
Moineaux de paille et fluettes ombrelles,
Déshabillés par la moustache du temps,
Nous ne sommes ni plus ni moins qu'elle,
Qu'un tas de poils sous le nez du puissant.
Mais bien vêtus de nos toges et nos pagnes,
Nous iront loin où se pressent les vents.
Où dans le sillage de nos mirages,
Les jours passés ne s'habillent d'argent.
Ainsi va le songe de ma cervelle,
Où tout est pure et naïf aujourd'hui.
Mais bien que chaque jour j'apprenne,
Ma plume ne sait encore rien de la vie.
Encrée de temps à autre et dormant sur les pages,
Blanches ou couvertes de vains paysages,
C'est au soleil que je passe mes nuits,
Parlant d'amour et de tarte au kiwi. 

 

Mardi 19 juin : bâtir un toit.

Une chanson : Paradise de Coldplay


Un texte :


Et pour bâtir un toit ? 
Tes mains et puis les miennes,
Au dessus de nos têtes,
Sans plus aucune chaîne,
Que l'amour et la foi.
Et nos yeux pour persiennes,
Et nos voix qui s'entêtent,
Sans plus aucune peine. 

On peut construire un monde,
De nos éclats de rire,
Et des tous ces bonheurs,
Et de tous ces délires. 
Et si la terre est ronde,
On pourrait bien partir,
Et revenir à l'heure,
Pour construire l'avenir.


Et pour bâtir un toit,
Ta bouche sur la mienne,
Et mon coeur qui bat,
Sans plus aucune chaîne.
Et le bonheur tu vois,
Dans tes mains, dans les miennes,
Eclot à chaque fois,
Que l'on se dit "je t'aime".



lundi 4 juin 2012

Lundi 4 juin : la candeur, un bref instant...

La candeur, un bref instant.
Et puis la vie, après.
La pluie, l'orage, 
L'envie, la rage,
De vivre et d'avancer,
D'aimer encore,
De se relever.
L'adulte est né.
Apeuré mais plus fort.
Et qui goûte au bonheur,
D'avoir surmonté,
D'avoir grandit,
De s'être mis debout. 
D'avoir marché la première fois,
Et toutes celles qui ont suivi. 
D'avoir mis bout à bout,
Ses tourments et ses liesses,
Ses plaisirs, ses tracas,
Pour parfaire ses joues,
D'une larme de joie.
La candeur, un bref instant.
Et puis la vie après... 


dimanche 3 juin 2012

Samedi 2 juin : A la recherche du bonheur

Et l'on cherche le bonheur, stable, immuable,
Sans jamais le trouver.
Tandis qu'il est là,
Disparaissant parfois derrière une peine,
Surgissant d'un sourire,
Repartant aussitôt,
Palpitant dans nos vies,
Battant comme un coeur.
Fugace et furtif,
Espiègle et se jouant de nous.
Et c'est là ce qui le rend précieux.
L'or lui même ne serait rien,
Si on le trouvait rien qu'en baissant les yeux.

samedi 26 mai 2012

Samedi 26 mai : de la fin de nos vies

La mort nous tend la main,
Et nous sommes si petits.
Greffés à nos destins,
Pour le temps d'une vie.
Infimes et minuscules,
Devant l'éternité,
Celle là qui immacule,
Nos vies et celles d'après.
Tout est là désormais,
Sous nos yeux bien vivants.
Nos bleus sans intérêt,
Ne sont rien face au temps.
Et nos larmes qui coulent,
Et nos condoléances,
Les enterrements, la foule,
Nous rappellent à l'errance,
Et au bon souvenir,
De nos vies éphémères,
Que l'on peint de désirs,
Tant nous sommes si fiers.
La mort nous tend la main,
Et nous pauvres mortels,
Attendons nos desseins,
En marchant sous le ciel.
La mort nous prend les uns,
Les autres naissent à l'instant,
Et la vie dans nos mains,
Semble frêle et pourtant...
Minuscules âmes que nous sommes,
Prêtées à la terre pour un moment,
Il faut bien quand l'heure sonne,
Dire "adieu" simplement.

Samedi 26 mai : Adieu mamie.




Et Dieu bienveillant et sage, 
Pris ta main, éclaira ton visage. 
Ici, chacun pleure, chacun sait,
Que tu t'en es allée pour reposer un paix. 
Et l'on se dit malgré la peine,
Qu'il n'y a que l'éternité qui soit certaine. 
Je te connais, et je souris. 
Dieu à rappelé à lui, 
Ta nonchalante moue, 
Qui nous faisait rire, nous. 
Mais il est temps de dire adieu,
A la plus forte de nos aïeux.
Va, sommeille paisiblement, 
Près de ton mari, tes enfants. 
Auprès de ceux partis trop tôt,
Qui t'attendent, sereins, là-haut. 
Va, sans te soucier de nos peines.
Mamie, reposes en paix. 





lundi 21 mai 2012

Lundi 21 mai : au présent

Une chanson : 


Un texte :


J'ai aimé, 
Tu as aimé.
Il aimait. 
Nous nous aimons.
Vous aimiez, 
Ils s'aimèrent. 

Et conjuguer l'amour,
Lui donne un goût amer. 
Mais qu'importe,
Puisque c'est aujourd'hui,
Le passé à la porte,
Qu'on accorde nos vies. 

J'ai pleuré,
Tu as souffert.
Il partit tandis qu'elle s'en allait. 
Nous nous retrouvâmes.
Vous m'avez sourit.
Et ils vécurent heureux...
Chaque jours que Dieu fît. 

lundi 14 mai 2012

Lundi 14 mai : Goûter la douceur

Une chanson :


Une image :


Un texte :
Goûter la douceur,
Un peu, passionnément.
Le soleil a ses heures, 
Vous nargue doucement. 
Goûter le silence, 
D'un matin sans pareil,
Où l'herbe folle danse,
Sous vos yeux qui s'éveillent. 
Goûter l'instant fragile,
Où la vie est à vous. 
Battant là sur vos cils,
Comme le coeur d'un fou. 
Qu'importe ce que l'on goûte,
Quand au bord de vos lèvres,
Le bonheur vous envoûte, 
De ses milles et uns rêves. 
Certains goûtent un sourire,
Un rayon de soleil, 
Un langoureux soupire,
Un instant de sommeil. 
Goûtez vous verrez bien, 
Le velours sur la langue, 
De ces tout petits rien, 
Qui font que la vie tangue. 
Le son d'une voix,
Ou l'air dans vos cheveux.
Le goût et puis l'émoi, 
De vivre et d'être heureux. 

jeudi 3 mai 2012

Jeudi 3 mai : j'aurai voulu parler d'amour

Une chanson : You're the best thing de Ray Lamontagne. Parce-que cette chanson est magnifique et parce-qu'elle dit tout ce qu'il y'a à dire.




Un texte :

J'aurai voulu parler d'amour,
De la douceur après l'orage,
De l'autre qui s'en vient un jour,
Faire taire la douleur et la rage.
J'aurai voulu parler encore,
Partager un peu le bonheur,
Des ces instants où l'on est forts,
Où l'on est deux, qu'importe l'heure.
J'aurai voulu écrire,
Mais les mots ne me viennent pas. 
La grâce est venue me séduire,
Et la douceur nous laisse cois.
J'aurai voulu que le monde saches,
Que le bonheur est dans tes yeux,
Mais il vaut mieux que je le cache.
On est si bien rien que nous deux.  
J'aurai voulu parler de nous,
Heureux, espiègles et amoureux.
Mais pourquoi écrire qu'on est fous,
Quand on peut le vivre. C'est bien mieux. 

lundi 23 avril 2012

Lundi 23 avril : la pluie qui bat et le soleil qui vient

Regardes l'étreinte solennelle,
De la pluie qui bat, du soleil qui vient.
Amoureux silencieux qui se tendent la main,
Et dansent en attendant qui vienne le mois de juin. 
Discordants parait-il et pourtant,
L'un sans l'autre inutiles, tout autant.
Sans eux, rien ne peut croître sous le trop mauvais vent,
Et les amants s'embrasent quand revient le printemps.  
Elle pleut, il brille, eux s'aiment.
Verdoyants et heureux à tel point que l'on sème,
Dans le sillage de leur union, fleurs et autres poèmes, 
Descendance bienheureuse de leur passion bohème. 

dimanche 22 avril 2012

Dimanche 22 avril : Gamine...

Gamine, tu t'es cru plus forte que la vie.
Plus forte que les rêves qui te suivent la nuit.
Tu avais cru guérir de toutes ces blessures,
Te croyant forte en construisant des murs. 
Mais tu es frêle et pâle,
Perdue dans le passé et ses drôles de dédales. 
Chuchotant au hasard à qui veut bien l'entendre : 
"Mon coeur bat plus fort, même s'il est en cendres."
Gamine, tu t'es cru libre d'oublier hier,
Mais rien n'y fait, même pas les prières. 
Et ce passé te brise autant qu'il te construit,
Il te suit pas à pas, sans faire le moindre bruit.
Et pourtant il est là dans chacun de tes gestes,
Surveillant tes faux pas, sournois comme la peste. 
Chuchotant au hasard à qui veut bien l'entendre : 
"Elle n'ira pas bien loin, avec son coeur en cendres."

dimanche 15 avril 2012

Dimanche 15 avril : leçon de comptabilité

Une image :



Un texte :


J'ai compté jusqu'à deux, 
Une fois.
Une autre jusqu'à trois,
Pas la bonne ma foi.
J'ai compté un peu mieux,
Pour voir.
Et seul on est bien mieux,
Je crois.
Puis j'ai compté tes yeux,
Un soir.
Eux, ils étaient bien deux,
Et moi,
J'ai recompté encore, 
Une fois,
Je veux bien être deux,
Si tu comptes avec moi. 


Dimanche 15 avril : pourquoi j'ai peur

Une chanson :



Un texte :


Parce-que la vie est belle.
Jusqu'à quand ? Nul ne sait. 
Parce-que l'amour est frêle,
Et l'émoi que l'on tait.
Les jours semblent pareils,
Au chimérique éden.
Et la peur m'appelle
Lorsque tout est parfait. 
Parce-que j'ai tout donné,
Et que l'on m'a tout pris.
Parce-qu'un coeur blessé,
Aime encore mais supplie,
Pour qu'à la nuit tombée,
Personne ne s'enfuit. 
Et la peur me fait,
Pleurer quand tu souris. 
Parce-qu'ici je me perd,
Et parce-que je me noie,
Dans tes trop grands yeux verts,
Qui me regardent moi.
Parce-qu'il n'y a rien à faire,
D'autre que rester là,
Apeurée et sincère,
Et blottie dans tes bras.