vendredi 6 juillet 2012

vendredi 6 juillet : vivre et rêver encore..

Une image et le petit dicton du jour "Etre deux fois, dont une pour rire."



Un texte :

Ecrire les gouttes de pluie sur le bout de nos nez,
Les manèges incessants dont on ne peut tomber.
Sourire après le temps, courir après l'orage,
Vivre d'amour et d'eau et de quelques mirages.
Voir passer les nuits, un oeil sur les comètes,
Et gribouiller ses rêves de milliers de "peut-être".
Jongler avec les songes dès le petit matin,
Ceux qui nous laissent cois et glissent entre nos mains.
Saisir la plume, le coeur encore ailleurs,
Ecrire ce qui nous vient, ou pas, selon l'humeur.
S'éveiller chaque jour avec la joie au corps,
Rêver et vivre, vivre et rêver encore...


mardi 19 juin 2012

Mardi 19 juin : tentative d'écriture automatique

André Breton disait : "Ecrivez vite sans sujet préconçu, assez vite pour ne pas vous retenir et ne pas être tenté de vous relire"... Et bien voilà, je m'essaie donc à l'écriture automatique. C'est parti : 


Le fil passe par dessus nos têtes pour qu'on y marche.
D'idées saugrenues en folies douces.
Le pain, le miel et les milles saveurs,
Tanguent sur nos langues comme des bêtes folâtres. 
On dîne à la table des anges ce soir,
Et nos navires sont amarrés au loin.
Dans le port des ombres et de nos désespoirs,
Où nous les laisserons au moins jusqu'à demain.
Chacun de nous s'envolent dès qu'il peut,
Battant des ailes pour sécher dès qu'il pleut.
Trouvant la paix sous le soleil rouge,
De nos amours et des chants du destin.
Funambules,
Moineaux de paille et fluettes ombrelles,
Déshabillés par la moustache du temps,
Nous ne sommes ni plus ni moins qu'elle,
Qu'un tas de poils sous le nez du puissant.
Mais bien vêtus de nos toges et nos pagnes,
Nous iront loin où se pressent les vents.
Où dans le sillage de nos mirages,
Les jours passés ne s'habillent d'argent.
Ainsi va le songe de ma cervelle,
Où tout est pure et naïf aujourd'hui.
Mais bien que chaque jour j'apprenne,
Ma plume ne sait encore rien de la vie.
Encrée de temps à autre et dormant sur les pages,
Blanches ou couvertes de vains paysages,
C'est au soleil que je passe mes nuits,
Parlant d'amour et de tarte au kiwi. 

 

Mardi 19 juin : bâtir un toit.

Une chanson : Paradise de Coldplay


Un texte :


Et pour bâtir un toit ? 
Tes mains et puis les miennes,
Au dessus de nos têtes,
Sans plus aucune chaîne,
Que l'amour et la foi.
Et nos yeux pour persiennes,
Et nos voix qui s'entêtent,
Sans plus aucune peine. 

On peut construire un monde,
De nos éclats de rire,
Et des tous ces bonheurs,
Et de tous ces délires. 
Et si la terre est ronde,
On pourrait bien partir,
Et revenir à l'heure,
Pour construire l'avenir.


Et pour bâtir un toit,
Ta bouche sur la mienne,
Et mon coeur qui bat,
Sans plus aucune chaîne.
Et le bonheur tu vois,
Dans tes mains, dans les miennes,
Eclot à chaque fois,
Que l'on se dit "je t'aime".



lundi 4 juin 2012

Lundi 4 juin : la candeur, un bref instant...

La candeur, un bref instant.
Et puis la vie, après.
La pluie, l'orage, 
L'envie, la rage,
De vivre et d'avancer,
D'aimer encore,
De se relever.
L'adulte est né.
Apeuré mais plus fort.
Et qui goûte au bonheur,
D'avoir surmonté,
D'avoir grandit,
De s'être mis debout. 
D'avoir marché la première fois,
Et toutes celles qui ont suivi. 
D'avoir mis bout à bout,
Ses tourments et ses liesses,
Ses plaisirs, ses tracas,
Pour parfaire ses joues,
D'une larme de joie.
La candeur, un bref instant.
Et puis la vie après... 


dimanche 3 juin 2012

Samedi 2 juin : A la recherche du bonheur

Et l'on cherche le bonheur, stable, immuable,
Sans jamais le trouver.
Tandis qu'il est là,
Disparaissant parfois derrière une peine,
Surgissant d'un sourire,
Repartant aussitôt,
Palpitant dans nos vies,
Battant comme un coeur.
Fugace et furtif,
Espiègle et se jouant de nous.
Et c'est là ce qui le rend précieux.
L'or lui même ne serait rien,
Si on le trouvait rien qu'en baissant les yeux.

samedi 26 mai 2012

Samedi 26 mai : de la fin de nos vies

La mort nous tend la main,
Et nous sommes si petits.
Greffés à nos destins,
Pour le temps d'une vie.
Infimes et minuscules,
Devant l'éternité,
Celle là qui immacule,
Nos vies et celles d'après.
Tout est là désormais,
Sous nos yeux bien vivants.
Nos bleus sans intérêt,
Ne sont rien face au temps.
Et nos larmes qui coulent,
Et nos condoléances,
Les enterrements, la foule,
Nous rappellent à l'errance,
Et au bon souvenir,
De nos vies éphémères,
Que l'on peint de désirs,
Tant nous sommes si fiers.
La mort nous tend la main,
Et nous pauvres mortels,
Attendons nos desseins,
En marchant sous le ciel.
La mort nous prend les uns,
Les autres naissent à l'instant,
Et la vie dans nos mains,
Semble frêle et pourtant...
Minuscules âmes que nous sommes,
Prêtées à la terre pour un moment,
Il faut bien quand l'heure sonne,
Dire "adieu" simplement.

Samedi 26 mai : Adieu mamie.




Et Dieu bienveillant et sage, 
Pris ta main, éclaira ton visage. 
Ici, chacun pleure, chacun sait,
Que tu t'en es allée pour reposer un paix. 
Et l'on se dit malgré la peine,
Qu'il n'y a que l'éternité qui soit certaine. 
Je te connais, et je souris. 
Dieu à rappelé à lui, 
Ta nonchalante moue, 
Qui nous faisait rire, nous. 
Mais il est temps de dire adieu,
A la plus forte de nos aïeux.
Va, sommeille paisiblement, 
Près de ton mari, tes enfants. 
Auprès de ceux partis trop tôt,
Qui t'attendent, sereins, là-haut. 
Va, sans te soucier de nos peines.
Mamie, reposes en paix. 





lundi 21 mai 2012

Lundi 21 mai : au présent

Une chanson : 


Un texte :


J'ai aimé, 
Tu as aimé.
Il aimait. 
Nous nous aimons.
Vous aimiez, 
Ils s'aimèrent. 

Et conjuguer l'amour,
Lui donne un goût amer. 
Mais qu'importe,
Puisque c'est aujourd'hui,
Le passé à la porte,
Qu'on accorde nos vies. 

J'ai pleuré,
Tu as souffert.
Il partit tandis qu'elle s'en allait. 
Nous nous retrouvâmes.
Vous m'avez sourit.
Et ils vécurent heureux...
Chaque jours que Dieu fît. 

lundi 14 mai 2012

Lundi 14 mai : Goûter la douceur

Une chanson :


Une image :


Un texte :
Goûter la douceur,
Un peu, passionnément.
Le soleil a ses heures, 
Vous nargue doucement. 
Goûter le silence, 
D'un matin sans pareil,
Où l'herbe folle danse,
Sous vos yeux qui s'éveillent. 
Goûter l'instant fragile,
Où la vie est à vous. 
Battant là sur vos cils,
Comme le coeur d'un fou. 
Qu'importe ce que l'on goûte,
Quand au bord de vos lèvres,
Le bonheur vous envoûte, 
De ses milles et uns rêves. 
Certains goûtent un sourire,
Un rayon de soleil, 
Un langoureux soupire,
Un instant de sommeil. 
Goûtez vous verrez bien, 
Le velours sur la langue, 
De ces tout petits rien, 
Qui font que la vie tangue. 
Le son d'une voix,
Ou l'air dans vos cheveux.
Le goût et puis l'émoi, 
De vivre et d'être heureux. 

jeudi 3 mai 2012

Jeudi 3 mai : j'aurai voulu parler d'amour

Une chanson : You're the best thing de Ray Lamontagne. Parce-que cette chanson est magnifique et parce-qu'elle dit tout ce qu'il y'a à dire.




Un texte :

J'aurai voulu parler d'amour,
De la douceur après l'orage,
De l'autre qui s'en vient un jour,
Faire taire la douleur et la rage.
J'aurai voulu parler encore,
Partager un peu le bonheur,
Des ces instants où l'on est forts,
Où l'on est deux, qu'importe l'heure.
J'aurai voulu écrire,
Mais les mots ne me viennent pas. 
La grâce est venue me séduire,
Et la douceur nous laisse cois.
J'aurai voulu que le monde saches,
Que le bonheur est dans tes yeux,
Mais il vaut mieux que je le cache.
On est si bien rien que nous deux.  
J'aurai voulu parler de nous,
Heureux, espiègles et amoureux.
Mais pourquoi écrire qu'on est fous,
Quand on peut le vivre. C'est bien mieux. 

lundi 23 avril 2012

Lundi 23 avril : la pluie qui bat et le soleil qui vient

Regardes l'étreinte solennelle,
De la pluie qui bat, du soleil qui vient.
Amoureux silencieux qui se tendent la main,
Et dansent en attendant qui vienne le mois de juin. 
Discordants parait-il et pourtant,
L'un sans l'autre inutiles, tout autant.
Sans eux, rien ne peut croître sous le trop mauvais vent,
Et les amants s'embrasent quand revient le printemps.  
Elle pleut, il brille, eux s'aiment.
Verdoyants et heureux à tel point que l'on sème,
Dans le sillage de leur union, fleurs et autres poèmes, 
Descendance bienheureuse de leur passion bohème. 

dimanche 22 avril 2012

Dimanche 22 avril : Gamine...

Gamine, tu t'es cru plus forte que la vie.
Plus forte que les rêves qui te suivent la nuit.
Tu avais cru guérir de toutes ces blessures,
Te croyant forte en construisant des murs. 
Mais tu es frêle et pâle,
Perdue dans le passé et ses drôles de dédales. 
Chuchotant au hasard à qui veut bien l'entendre : 
"Mon coeur bat plus fort, même s'il est en cendres."
Gamine, tu t'es cru libre d'oublier hier,
Mais rien n'y fait, même pas les prières. 
Et ce passé te brise autant qu'il te construit,
Il te suit pas à pas, sans faire le moindre bruit.
Et pourtant il est là dans chacun de tes gestes,
Surveillant tes faux pas, sournois comme la peste. 
Chuchotant au hasard à qui veut bien l'entendre : 
"Elle n'ira pas bien loin, avec son coeur en cendres."

dimanche 15 avril 2012

Dimanche 15 avril : leçon de comptabilité

Une image :



Un texte :


J'ai compté jusqu'à deux, 
Une fois.
Une autre jusqu'à trois,
Pas la bonne ma foi.
J'ai compté un peu mieux,
Pour voir.
Et seul on est bien mieux,
Je crois.
Puis j'ai compté tes yeux,
Un soir.
Eux, ils étaient bien deux,
Et moi,
J'ai recompté encore, 
Une fois,
Je veux bien être deux,
Si tu comptes avec moi. 


Dimanche 15 avril : pourquoi j'ai peur

Une chanson :



Un texte :


Parce-que la vie est belle.
Jusqu'à quand ? Nul ne sait. 
Parce-que l'amour est frêle,
Et l'émoi que l'on tait.
Les jours semblent pareils,
Au chimérique éden.
Et la peur m'appelle
Lorsque tout est parfait. 
Parce-que j'ai tout donné,
Et que l'on m'a tout pris.
Parce-qu'un coeur blessé,
Aime encore mais supplie,
Pour qu'à la nuit tombée,
Personne ne s'enfuit. 
Et la peur me fait,
Pleurer quand tu souris. 
Parce-qu'ici je me perd,
Et parce-que je me noie,
Dans tes trop grands yeux verts,
Qui me regardent moi.
Parce-qu'il n'y a rien à faire,
D'autre que rester là,
Apeurée et sincère,
Et blottie dans tes bras. 





mercredi 11 avril 2012

Mercredi 11 avril : sur le bout...

Une chanson : 




Un texte : 

Sur le bout de mes doigts, 
Chantent les songes, 
Et les milles émois,
Sans jamais un mensonge.
Sur le bout de ma plume,
Chante l'espoir,
Et les quelques enclumes,
Qui plongent dans le noir.
Sur le bout de ma langue,
Chantent les notes,
Les accords qui tanguent,
Aussi ceux qui dénotent.
Et si je viens à bout,
De mes nombreuses peines,
Sans jamais être fou,
Sans sombrer dans la haine.
Si je m'en viens encore,
Et ce, malgré la peur,
C'est que rien n'est plus fort,
Et que rien n'est meilleur,
Que le bout de tes cils,
Quand tu clignes des yeux.
Ceux là où je m'exile,
Quand on est rien que deux. 


vendredi 6 avril 2012

Vendredi 6 avril : "Qu'est-ce que la poésie dans votre vie ?"

Un texte : Ecrit pour répondre à la question posée sur un forum "Qu'est-ce que la poésie dans votre vie ?"

Un oeil, ouvert sur le monde,
Battant des cils dans la poussière,
Plein de larmes dans la misère,
Mais qui voit tout autour de lui,
Les bouts d'espoir et puis de vie.
Une main, qu'on pose un peu lascivement,
Sur la trop grande aiguille du temps,
Pour la retenir rien qu'un peu,
Et parler des moments heureux,
Où la grâce s'en vient pour si peu.
Une terre, pleine de folies et d'absence,
Où tout n'a pas toujours de sens,
Mais où les vers viennent et puis dansent,
Pour apaiser les longs silences.
Une minute, où l'on raconte des histoires,
D'amour, de joie et d'idées noires,
Où les pensées parfois s'envolent,
Prises par la petite idée folle,
Qu'elles pourraient peut-être vivre ailleurs,
Que dans le fin fond de nos coeurs,
Si on les écrivait un peu,
En faisant, ma foi, de son mieux. 

Vendredi 6 avril : Deux funambules

Blessés, déchus,
Toi tout autant que moi.
Effrayés et fichus,
Eperdument déçus.
Deux funambules,
Maladroitement frêles,
A qui toutes les chutes,
Ont su briser les ailes.
Et pourtant sur le fil,
Le coeur battant,
Bien qu'encore malhabile,
On marche au pas,
Sur la pointe d'un pied,
Qui plus d'une fois,
A loupé son entrée.
C'est le grand cirque,
Sous le chapiteaux inlassable,
De nos idiots,
Palpitants insatiables.
On déambule,
Par delà les tempêtes,
Sur le grand fil,
Quitte à perdre la tête.




Vendredi 6 avril : il est un soir

Il est un soir, tard,
Fardé d'étoiles,
Où sous la coupe du ciel,
Noir,
Le coeur s'emballe.
Où l'autre,
Parce-qu'il est loin,
Manque à mon coeur,
Tout autant qu'à mes mains.
Et bien qu'encore la nuit dernière,
J'avais promis dans de vaines prières,
De ne parler d'amour,
De préférer me taire,
Il est ce soir, tard,
Fardé d'étoiles,
Où l'évidence,
S'en est venue,
Pour briser le silence.
Et l'autre,
Malgré la peur,
Prend soudain tant de place,
Dans ce bien frêle coeur.

lundi 2 avril 2012

Lundi 2 avril : au large

Une chanson : qui se chante à tue-tête tant qu'on en a envie :)




Une image :



Un (petit) texte :
Regarder au loin, au large,
Vers le même horizon.
Voir tourner le vent, les pages
Sans poser de question. 
Et demain ? Et après ?
Qu'importe la rengaine.
Les embruns à nos pieds,
On voit où ça nous mène. 
Et puis on rêve encore,
Comme de trop grands enfants,
Moins naïfs et plus forts,
Qui marchent vers l'avant. 

jeudi 29 mars 2012

Jeudi 29 mars : je marche au pas

Une image :



Un texte :

Dans l'air du soir, la fumée danse.
Et je marche au pas vers l'immense.
De tous les mots qui m'accompagnent,
Je garderai seul ceux qui soignent. 
J'écrirai encore et toujours,
Des bouts d'espoir, des mots d'amour,
Des lettres qui ne veulent rien dire,
Des morceaux de vie, et bien pire. 
Griffonnant sur les pages vides,
Les yeux rieurs ou bien humides.
Dans la peine ou dans l'espérance,
Je marche au pas et puis je danse.